Un ex-entraîneur de tennis condamné à 18 ans de prison pour des viols sur d'anciennes élèves

Un ex-entraîneur de tennis condamné à 18 ans de prison pour des viols sur d'anciennes élèves
Le procès d'un ex-entraîneur de tennis, accusé de viols sur quatre de ses anciennes élèves mineures, s'est ouvert jeudi à Nanterre en présence du président de la Fédération française de tennis, partie civile dans ce procès

, publié le vendredi 24 janvier 2020 à 19h19

Un ancien entraîneur de tennis accusé de viol sur quatre de ses anciennes élèves, toutes mineurs à l'époque des faits, a été condamné à 18 ans de prison vendredi par la cour d'assise des Hauts-de-Seine.

Après sept jours d'un procès éprouvant pour les victimes, marqué par leurs cris de douleur et des témoignages difficiles, il a été reconnu coupable d'avoir abusé ces quatre jeunes filles âgées de 12 à 17 ans au début des années 2000.

"Il était le Dieu, il était le gourou. Et il a peu à peu aspiré ces joueuses de tennis", avait décrit l'avocate générale dans son réquisitoire, en réclamant une peine de 15 ans de prison.

A l'époque des faits, Andrew Geddes, 53 ans aujourd'hui, est un entraîneur renommé du club de Sarcelles, le meilleur du Val d'Oise. On lui confie les meilleurs joueurs du département.

Sa première victime a 12 ans lorsqu'elle le rencontre, en 1999. Grand espoir de sa génération, elle assure avoir été abusée près de 400 fois par Andrew Geddes jusqu'à ses 14 ans.

Un schéma qui se répète avec trois autres victimes, âgées elles de 15 à 17 ans lorsqu'elles sont entraînées par ce coach considéré comme charismatique mais très dur avec ses élèves.

Les unes après les autres, les victimes ont décrit les rapports d'emprise qui se sont noués entre elles et leur entraîneur. Il les coupe de leurs familles et de leurs amis, leur impose des relations sexuelles souvent violentes, dans sa voiture, dans les toilettes du club ou lors de stages à La Baule.

Lui assure qu'il a toujours cru qu'elles étaient consentantes. "Au moment des faits, du fait de mon immaturité, aveuglé par mon besoin de reconnaissance, j'étais incapable de percevoir un non consentement", s'est-il défendu.

Ses avocats ont rappelé que bien souvent, le club, l'entourage, voir même les parents étaient au courant de ces relations. "On est dans une situation où tout le monde est au courant et personne ne pose de limites. Andrew Geddes pensait avoir des relations amoureuses et que ces relations étaient consenties", a insisté Me Benjamin Mathieu, l'un de ses conseils.

"On nous explique que ces souillures pourraient être une histoire d'amour", s'est indigné Me Nicolas Cassart, l'avocat d'une des jeunes femmes. "Mais une histoire d'amour n'a pas pour périmètre le siège avant d'un véhicule", a-t-il tonné.

Les déclarations de l'accusé sur le consentement des victimes est "un jet d'essence sur un feu qui peine à s'éteindre et qui ne s'éteindra sans doute jamais", a dénoncé Me Didier Leick, l'avocat de deux des jeunes femmes.

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