Un détenu, évadé par ruse de la maison d'arrêt de Grasse, rattrapé in extremis

Un détenu, évadé par ruse de la maison d'arrêt de Grasse, rattrapé in extremis
La prison de Grasse le 15 juillet 2007

, publié le dimanche 08 décembre 2019 à 11h52

Un détenu a réussi samedi à s'évader en sortant avec les familles, à l'issue d'un parloir à la maison d'arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes), avant d'être rattrapé in extremis par un gardien, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Le détenu, âgé d'une trentaine d'années et mis en examen pour "viol, violences habituelles et assassinat", a réussi à quitter la prison et à se retrouver dehors en accompagnant les visiteurs venus au parloir samedi matin, ont précisé les mêmes sources, confirmant une information de Nice-Matin.

"À l'issue du troisième et dernier tour de parloir de la matinée, le détenu a réussi, on ne sait encore par quel subterfuge, à se mélanger avec les familles et à sortir de la prison", explique une source syndicale.

"Au moment où il se trouvait déjà dehors, sur la route, il a été repéré par un agent, il s'est mis alors à courir pour lui échapper mais il a finalement pu être rattrapé par notre collègue", poursuit cette source.

"Il existe deux circuits lors des parloirs, un pour les visiteurs et un pour les détenus, avec des rencontres qui se font dans des cabines individuelles. Il est théoriquement impossible qu'un détenu se retrouve dans le circuit des familles. Quelque chose n'a pas fonctionné, il y a soit une erreur humaine, soit une faille dans le dispositif", estime cette source syndicale.

Le parquet de Grasse a ouvert une enquête, confiée au commissariat local, du chef d'évasion. "Des investigations vont être menées, notamment pour savoir si le détenu avait préparé son coup", a indiqué à l'AFP Fabienne Atzori, procureur de la République à Grasse, qui est dans l'attente des premières auditions des gardiens et du rapport de l'Administration pénitentiaire.

Le détenu avait été placé sous mandat de dépôt en octobre dernier à la suite de la plainte d'une jeune femme au commissariat de Cannes faisant état de faits de prostitution sous la contrainte. Les policiers avaient fait le rapprochement avec la disparition d'une autre jeune femme, dont le corps n'a pas été retrouvé et qui était une relation du mis en cause.

En 2007, un autre détenu, Pascal Payet, une figure du grand banditisme, avait réussi à s'évader par hélicoptère de cette prison ouverte sur les hauteurs de Grasse en 1992. Sa cavale avait duré deux mois.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.