Un chauffeur de bus sanctionné après avoir giflé un collégien

Un chauffeur de bus sanctionné après avoir giflé un collégien
L'incident s'est produit près de la mairie d'Arcueil (Val-de-Marne) sur la ligne 323 de la RATP. (Illustration)
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, publié le dimanche 16 septembre 2018 à 13h00

Une pétition de soutien au chauffeur, adressée à la direction de la RATP, a été lancée.

Le conseil disciplinaire déciderait de la sanction "la plus proportionnée". Un conducteur de bus RATP a été sanctionné après avoir giflé un collégien, jeudi 13 septembre, à Arcueil (Val-de-Marne), a indiqué l'opérateur de transports, dimanche 16 septembre.

Jeudi 13 septembre, un adolescent "aurait traversé de manière dangereuse la route devant le bus", le forçant à "piler pour éviter de le percuter", "mettant par la même occasion en danger les voyageurs", a expliqué la RATP après avoir entendu le chauffeur.

Ce dernier explique au collégien "qu'il est très dangereux de traverser dans ces conditions". L'adolescent aurait répondu par des insultes avant de recevoir une gifle de la part du chauffeur.

Le conducteur a "agi sous le coup de l'émotion, regrettant son geste"

Vendredi 14 septembre, la RATP a décidé d'enclencher une procédure disciplinaire. Le chauffeur devrait donc passer devant le conseil disciplinaire de l'opérateur de transports.

Le conducteur "a reconnu avoir agi sous le coup de l'émotion, regrettant son geste", a précisé la RATP, qui "condamne fermement ce geste", "contraire aux principes et aux valeurs d'une entreprise de service public". Après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux, une pétition de soutien au chauffeur, adressée à la direction de la RATP, a été lancée sur le site "mesopinions.com".



Le chauffeur "reconnu par sa gentillesse, son calme olympien et sa patience"

D'après cette pétition, qui précise que le chauffeur est un "papa d'ados", "reconnu par sa gentillesse, son calme olympien et sa patience", le collégien aurait dit au chauffeur "Ferme ta gueule et conduis ton bus". L'auteur demande aux autres conducteurs et employés de signer la pétition pour soutenir le machiniste, car "il risque la révocation", affirme-t-il.

"Courage au collègue, on aurait tous pu faire la même chose et craquer", peut-on lire dans les commentaires de la pétition. "Il a fait ce qu'on rêve tous de faire", écrit un signataire. "Punir ce chauffeur, c'est tolérer toutes les incivilités dont les chauffeurs sont victimes", ajoute un autre. Dimanche 16 septembre, à la mi-journée, la pétition a déjà recueilli plus de 25.000 signatures.

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