Faits divers

Tuerie de Chevaline : la piste de l'arme du crime relancée par le pôle des affaires "non élucidées"

La juge d'instruction a fait parvenir à tous les services de police et de gendarmerie de France une note concernant l'arme utilisée lors de la tuerie de Chevaline, signale Le Parisien. Un pistolet suisse que les enquêteurs s'emploient à retrouver pour remonter la piste du tueur.

La justice française n'en a toujours pas fini avec la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie). D'après les informations du Parisien, la juge d'instruction Sabine Kheris, en charge du dossier, est décidée à mettre un coup de collier aux investigations. Elle aurait fait envoyer à tous les services de police et de gendarmerie de France, une piqûre de rappel.

"Il y a lieu de signaler à la section de recherches de Chambéry (le service de gendarmerie saisi de l’enquête) toute procédure de découverte ou de destruction d’arme de poing P06 de calibre 7,65 mm parabellum ainsi que toute découverte de munition de ce calibre", martèle le message en question, envoyé le 16 novembre 2022. Dix ans après, ce quadruple homicide est toujours drapé de mystères. Seule certitude, toutes les victimes ont été tuées avec un pistolet semi-automatique de modèle ancien : un Luger P06/29 selon les experts.

Une arme suisse

Il s'agit d'une arme qui était fournie par l'armée suisse, durant la première moitié du XXème siècle, aux citoyens qui accomplissaient leurs obligations militaires. Ce type de pistolet n'est plus utilisé aujourd'hui que par les tireurs sportifs et intéresse encore quelques collectionneurs. Retrouver une telle arme est un défi colossal : plus de 30 000 exemplaires ont été fabriqués jusqu’au début des années 1950, explique Le Parisien. Motif d'espoir, un indice permet d'affiner les recherches. Sur les 21 balles tirées par le tueur, l'une a touché l'épaule de la jeune Zainab, alors âgée de 7 ans. Après quoi l'auteur de l'homicide s'est acharné sur elle en la frappant au crâne à coups de crosse. Ce qui a laissé tomber des fragments, analysés ensuite par les experts. Ils y ont trouvé un composant chimique utilisé à une période précise de la fabrication du Luger.

En France, les enquêteurs restent attentifs aux petites annonces déposées sur les sites spécialisés. En fin d’année dernière, ils ont aussi guetté les armes à feu récupérées dans le cadre d’une opération nationale "d’abandon simplifié d’armes à l’État" organisée par le ministère de l’Intérieur entre le 25 novembre et le 2 décembre.

publié le 26 février à 13h50, Orange avec 6Medias

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