Tué pour une place de parking: deux frères condamnés à 10 ans de réclusion

Tué pour une place de parking: deux frères condamnés à 10 ans de réclusion
La cour d'assises d'Indre-et-Loire condamne à dix ans de réclusion criminelle deux frères qui avaient tué un homme pour une place de parking dans un centre commercial près de Tours en 2018

publié le jeudi 25 novembre 2021 à 22h43

La cour d'assises d'Indre-et-Loire a condamné jeudi à dix ans de réclusion criminelle deux frères qui avaient tué un homme de 43 ans pour une place de parking dans un centre commercial près de Tours en septembre 2018.

Les deux accusés ont également été condamné à une interdiction de séjour pendant cinq ans dans le département d'Indre-et-Loire.

L'avocate générale Delphine Amacher avait requis 13 ans de prison à l'encontre d'Abdoul et Mohamed Diawara, pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi qu'une interdiction de séjour pendant 10 ans en Indre-et-Loire.

Selon la magistrate, ce procès n'était pas "celui de l'absurdité" mais "celui de la violence".

Le 15 septembre 2018, Ali Unlü, conducteur de bus, avait été frappé à mort sur le parking du centre commercial des Atlantes, à Saint-Pierre-des-Corps, devant sa femme et ses trois enfants. 

Les frères Diawara s'étaient disputés avec Ali Unlü pour une place de parking. La bagarre avait très vite dégénéré et ils avaient porté plusieurs coups d'une extrême violence sur Ali Unlü, qui était mort des suites de ses blessures moins de 48 heures plus tard. 

"Il n'y a aucun geste volontaire dans cette mort qui est malheureusement donnée. C'est comme ça, c'est le principe d'une bagarre !", a plaidé Me Frank Berton, avocat d'Abdoul. 

"C'était une bagarre, oui ! Un lynchage, non ! Ils sont auteurs de violence, mais pas des tueurs", a insisté Romain Profit, également défenseur d'Abdoul, le plus jeune des frères, qui aurait porté le coup mortel.

"Cette peine, par rapport aux intentions, par rapport à ce qui a été fait, si je ne prends pas en compte les conséquences, me semble trop importante", a déclaré Christian Blazy, l'avocat de Mohamed Diawara, qui n'a pas exclu de faire appel. 

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