Toulouse: quelques incidents mais moins importants que les nuits précédentes

Toulouse: quelques incidents mais moins importants que les nuits précédentes
Voitures calcinées sur le parking d'une cité de Bagatelle, à Toulouse, le 17 avril 2018

AFP, publié le mardi 17 avril 2018 à 23h35

Des policiers ont été la cible de projectiles et six voitures ont été incendiées mardi soir dans le quartier du Mirail, théâtre depuis dimanche d'échauffourées nocturnes entre jeunes et policiers, selon la police et des journalistes de l'AFP mais les incidents étaient à 23H00 de "moindre intensité" que les deux dernières nuits selon la préfecture.

Des forces de l'ordre ont été épisodiquement la cible de jets de briques par des jeunes dans le quartier de Bellefontaine, selon la police.

Et six voitures finissaient de se consumer vers 22H30 chez un concessionnaire automobile situé dans le quartier Bellefontaine, qui fait partie du Grand Mirail, un ensemble comptant quelque 40.000 habitants et en proie à de nombreux trafics de drogue et règlements de compte.

Quatre autre véhicules ont été endommagés par l'incendie. Les pompiers étaient en train d'intervenir sur les lieux. Des policiers qui patrouillaient sur l'avenue avaient préalablement signalé l'incendie.

Le quartier de Bellefontaine était survolé par un hélicoptère de la police. 

Un peu plus tôt dans la soirée, les journalistes de l'AFP avaient constaté que le quartier de la Reynerie était quadrillé par les forces de l'ordre. 

Au pied d'immeubles, des groupes de CRS avaient pris position, dont certains équipés de lance-grenades lacrymogènes. Un groupe de policiers avait pris position dans une coursive d'immeuble, au 5ème étage. Des voitures de police circulaient dans le quartier mais aucun violence n'y avait été signalée en milieu de soirée.

Lundi soir, le quartier du Mirail avait vécu une deuxième nuit de violences, avec des échauffourées entre jeunes et policiers et plusieurs voitures incendiées. Dix-huit personnes avaient été interpellées, dont 6 mineurs. Mardi soir, 16 restaient en garde à vue dont 4 mineurs, selon le parquet.

Ces violences sont liées à la mort samedi, probablement par suicide, d'un détenu originaire du Mirail et l'interpellation dimanche d'une femme en burqa, qui sera jugée en mai pour "rébellion, outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.