Toulouse : 18 interpellations après une nouvelle nuit de violences

Toulouse : 18 interpellations après une nouvelle nuit de violences

Les heurts entre police et habitants se sont étendus jusqu'au quartier du Mirail à Toulouse.

leparisien.fr, publié le mardi 17 avril 2018 à 22h27

Les échauffourées entre la police et des habitants des quartiers de La Reynerie, Bellefontaine, Mirail et Farouette avaient repris lundi soir.

Des violences ont éclaté pour la deuxième soirée consécutive à Toulouse (Haute-Garonne). Les échauffourées entre la police et des habitants des quartiers de La Reynerie, Bellefontaine, Mirail et Farouette ont repris lundi soir. Dix-huit personnes ont été interpellées à la suite de ces heurts qui n'ont pas fait de blessés, selon La Dépêche du Midi.

« Les forces de l'ordre ont été prises à partie tout au long de la nuit et ont procédé à 18 interpellations pour des faits de violences, de destruction de bien par incendie et d'outrage », déclare mardi matin dans un communiqué le préfet Pascal Mailhos.

Peu après 19 heures, des conteneurs à ordures ont été enflammés, puis 24 véhicules jusqu'à 23 heures.

Prises pour cible dans les rues et depuis des appartements, les forces de l'ordre qui avaient prévu un « dispositif conséquent » ont riposté avec des tirs de flash Ball et de gaz lacrymogènes. La préfecture évoque également des « guets-apens ». Des barricades ont également été élevées puis incendiées, d'après France 3.

Les médias locaux rapportent un « jeu du chat de la souris » entre des groupes de jeunes de ces quartiers classés Zone de sécurité prioritaire (ZSD) et forces de l'ordre. Vers 1h30, les quartiers semblaient revenir au calme, rapportent les médias locaux.

Le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc a pour sa part dit sur Twitter sa « reconnaissance aux forces de l'ordre et pompiers pour leur mobilisation et les 18 interpellations ». « Le dialogue que nous tiendrons au côté de l'État doit apaiser la situation et combattre rumeurs et instrumentalisations », a-t-il ajouté.

Rumeur de meurtre d'un détenu ou contrôle de police qui dégénère

Des appels aux violences urbaines avaient été lancés sur les réseaux sociaux dans la journée de lundi. Tout comme dimanche lorsqu'une rumeur, relayée sur Facebook et Snapchat, avançait qu'un détenu avait été tué à la maison d'arrêt de Seysses par des gardiens de prison. Un trentenaire, originaire de La Reynerie, est effectivement décédé samedi mais « à la suite d'un suicide dûment constaté par le parquet », précisent les autorités, ajoutant que le détenu a été découvert mort par pendaison.

Selon des sources policières à France 3, c'est le contrôle d'une femme vêtue d'un niqab par la police, dimanche après-midi à Bellefontaine, qui a déclenché la colère des habitants.

Dimanche soir déjà, police et habitants du quartier s'étaient affrontés après les incendies de dix voitures et un engin de chantier.

En conséquence, la préfecture avait interdit « l'achat et la vente au détail, l'enlèvement ou le transport de tout carburant par jerricanes » entre lundi 15 heures et mercredi 20 heures à Toulouse Métropole, Portet-sur-Garonne, Vieille-Toulouse, Ramonville Saint-Agne et Labège.

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