Terrorisme : deux djihadistes toulousains condamnés à 15 ans de réclusion criminelle

Terrorisme : deux djihadistes toulousains condamnés à 15 ans de réclusion criminelle

Parmi les 3 000 djihadistes européens qui se trouvent en zone de combat en Irak et en Syrie, 700 sont Français. (Illustration)

leparisien.fr, publié le vendredi 06 avril 2018 à 20h31

Les deux jeunes hommes étaient partis en 2013 combattre dans les rangs djihadistes en Syrie.

Deux jeunes Toulousains partis combattre en Syrie dans les rangs djihadistes ont été condamnés vendredi, par la cour d'assises de Paris, à 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers.

20 ans de réclusion criminelle assortis d'une peine de sûreté des deux tiers, soit la peine maximale encourue, avaient été requis à leur encontre.

«Je vous demande une sanction extrêmement lourde pour des faits extrêmement graves», a lancé l'avocat général Julien Eyraud, priant la cour de ne pas faire «de pari» sur les deux accusés, décrits comme des jeunes «en guerre» qui prendraient «toute main tendue comme une marque de faiblesse».

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Un passage par le Jabhat al-Nosra puis par DaechMounir Diawara, 23 ans, et Rodrigue Quenum, 22 ans, tous deux venus de quartiers populaires de Toulouse, étaient poursuivis pour s'être rendus, du 28 mai au 12 août 2013, en Syrie, où ils avaient rejoint les rangs de groupes djihadistes, d'abord le Jabhat al-Nosra puis l'organisation État islamique (EI). La justice leur reproche d'avoir participé à des actions militaires et à des exactions commises par ces groupes, comme en témoignerait une photo de Quenum brandissant une tête coupée.

Durant leur procès, eux ont expliqué être partis en Syrie «par défi», sans vraiment se douter de ce qui les attendait, précise La Dépêche. Avant que la cour ne se retire pour délibérer pendant trois heures, les deux accusés ont fait part de leurs regrets : «Je me suis fait tromper et je me suis trompé. Cette période de ma vie, je la renie du plus profond de mon être», a lancé Quenum.

«Je me demande encore comment j'ai pu tomber aussi bas», a ajouté Diawara, demandant à la cour de lui «laisser une chance de devenir une personne responsable».

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