Tags anti-islam sur une mosquée de Tarbes, "dégoût" de Darmanin

Tags anti-islam sur une mosquée de Tarbes, "dégoût" de Darmanin
Un employé municipal nettoie des tags anti-islam découverts sur les murs d'une mosquée de Tarbes, le 2 septembre 2020

, publié le mercredi 02 septembre 2020 à 16h19

Des tags anti-islam ont été découverts mercredi matin sur les murs de la mosquée de Tarbes suscitant la condamnation et le "dégoût" du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

"Dégoût face à la découverte ce (mercredi) matin de tags injurieux sur une mosquée de Tarbes. Ces actes n'ont pas leur place dans notre République", a réagi sur Twitter le ministre.

Le maire LR de Tarbes Gérard Trémège, qui s'est rendu sur place, s'est déclaré "indigné par ces actes odieux de profanation", survenue "en ce jour d'ouverture du procès des attentats contre #CharlieHebdo et #HyperCacher". 

"J'adresse toutes mes pensées et mon soutien à la communauté musulmane tarbaise, profondément heurtée ce (mercredi) matin", a-t-il ajouté dans un tweet.

"J'imagine que ces tags sont liés" à l'ouverture du procès à Paris, a-t-il précisé à l'AFP mais "c'est une spéculation". 

La mosquée visée par les tags, construite il y a quelques années, est un des deux lieux de culte musulman de Tarbes, une "ville ouverte, accueillante et tolérante". Selon le maire, des tags anti-islam avaient déjà été découverts sur une mosquée de la ville "il y a quelques années". 

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a de son côté fait part de sa "condamnation ferme" et exprimé sa "solidarité entière et (son) soutien total aux fidèles et responsables de la mosquée". 

"S'attaquer à une mosquée c'est s'attaquer à la liberté religieuse garantie par la Constitution", selon cette instance qui est le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman.

Pour la présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, "les actes de haine, les discours d'exclusion doivent cesser. Une République forte c'est une République apaisée, sûre de ses valeurs".

Le préfet des Hautes-Pyrénées Rodrigue Furcy s'est également rendu sur les lieux pour marquer son "soutien aux responsables du lieu de culte face à cet acte inacceptable". 

"Les enquêteurs sont à pied d'œuvre sous l'autorité du Procureur de la République pour identifier au plus vite les auteurs. L'ensemble des relevés ont été réalisés dès ce (mercredi) matin, ce qui permettra d'effacer ces tags dans la journée. Ces actes n'ont pas leur place dans notre République", a insisté la préfecture dans un communiqué.

Le procès de l'attentat jihadiste contre Charlie Hebdo, qui avait fait 12 morts le 7 janvier 2015, suivi des attaques qui ont ciblé une policière à Montrouge et un magasin Hyper Cacher, s'est ouvert mercredi à Paris et durera jusqu'au 10 novembre pour juger quatorze accusés.

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