Sous-marin danois: prison à vie pour le meurtrier de la journaliste suédoise

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Croquis d'audience, réalisé par Anne Gyrite Schuett, du Danois Peter Madsen (g), accusé du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, et du procureur Jakob Buch-Jepsen (debout, le 8 mars 2018 au tribunal de Copenhague
Croquis d'audience, réalisé par Anne Gyrite Schuett, du Danois Peter Madsen (g), accusé du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, et du procureur Jakob Buch-Jepsen (debout, le 8 mars 2018 au tribunal de Copenhague
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© AFP, Anne Gyrite SCHUETT, Ritzau SCANPIX

AFP, publié le mercredi 25 avril 2018 à 13h58

Peter Madsen, un ingénieur danois autodidacte envahi de fantasmes morbides, a été condamné mercredi à la prison à vie pour l'assassinat, précédé de sévices sexuels, de la jeune journaliste suédoise Kim Wall dans son sous-marin privé en août 2017 près de Copenhague.

Peter Madsen, 47 ans, a été reconnu coupable par un jury du tribunal de Copenhague du meurtre avec préméditation de Kim Wall, 30 ans, ainsi que de lui avoir infligé des mutilations sexuelles et d'avoir démembré et décapité son cadavre avant de le disperser en mer.

T-shirt sous veste noire, le condamné, qui plaidait la thèse de l'accident et a annoncé faire appel, a écouté le verdict debout, avant d'aller s'assoir à côté de son avocate, manifestement affecté, selon une journaliste de l'AFP sur place.

L'affaire, unique dans les annales judiciaires du Danemark, pays où Peter Madsen est le 15ème condamné à la prison à vie ces dix dernières années, a connu un retentissement médiatique sans précédent pour le royaume. Une centaine de journalistes danois et étrangers étaient mercredi à Copenhague pour entendre le verdict.

Malgré la bataille d'experts, le manque de preuves matérielles irréfutables et l'état de décomposition avancée du corps de Kim Wall qui n'a pas permis de déterminer les causes de sa mort, la juge professionnelle et les deux jurés siégeant ont suivi le réquisitoire du parquet, estimant que les éléments à charge pesant contre l'accusé suffisaient à établir sa culpabilité.

"Le tribunal retient que le corps de la victime portait des signes de traumatisme survenu de son vivant, et des blessures infligées à l'instant de sa mort ou peu de temps après", a motivé la juge.

Le tribunal a retenu la préméditation, Peter Madsen ayant réuni dans son sous-marin des outils qui n'ont ordinairement rien y à faire, parmi lesquels une scie à bois, un tournevis affuté de 50 cm, des sangles de valise dont les dessins correspondent aux marques sur les bras de la victime.

Peter Madsen, souligne le jugement, a invité plusieurs femmes à monter seules à bord avant le 10 août (elles ont décliné), et il était fasciné pour les films "gores" mettant en scène des séances de torture de femmes empalées, égorgées et décapitées.

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