Soupçons de financement libyen : Claude Guéant entendu par les juges

Soupçons de financement libyen : Claude Guéant entendu par les juges
Claude Guéant est déjà mis en examen dans ce dossier pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée » et « faux et usage de faux ».

leparisien.fr, publié le mardi 05 juin 2018 à 12h07

L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy pourrait être mis en examen, pour la deuxième fois dans ce dossier.

Claude Guéant se trouve ce mardi matin au tribunal de Paris où il est entendu par les juges d'instruction qui enquêtent sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007.

Cette audition pourrait se solder par une nouvelle mise en examen, selon une source proche du dossier.

Depuis 2013, les juges mènent des investigations d'envergure pour vérifier les accusations portées par d'anciens dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi et par le sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine.

En novembre 2016, Ziad Takieddine, lui-même poursuivi dans ce dossier, avait affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d'euros en liquide à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à Claude Guéant, son directeur de cabinet d'alors.

« Claude Guéant a une position très nette depuis le début: il n'a jamais vu un centime d'argent libyen », déclare à l'AFP son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi.

L'ancien ministre de l'Intérieur est déjà mis en examen dans ce dossier depuis 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée » et « faux et usage de faux » à la suite d'un virement de 500 000 € perçu en mars 2008 depuis la Malaisie. L'avocat malaisien qui a fait le virement avait reçu une somme similaire quelques jours plus tôt d'un puissant homme d'affaires saoudien, Khalid Ali Bugshan, également mis en examen. Ce dernier est lié à l'homme d'affaires français Alexandre Djouhri, un ami de Claude Guéant.

Cette convocation survient trois mois après la mise en examen de Nicolas Sarkozy et une semaine après celle d'Éric Woerth.

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