Saint-Nazaire: jusqu'à trois ans de prison pour les membres du "gang des cartes bleues"

Saint-Nazaire: jusqu'à trois ans de prison pour les membres du "gang des cartes bleues"
Saint-Nazaire: jusqu'à trois ans de prison pour les membres du "gang des cartes bleues"

, publié le vendredi 28 février 2020 à 18h27

La trentaine de membres du "gang des cartes bleues", jugés depuis trois semaines à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), ont écopé de peines allant de trois ans de prison ferme à six mois avec sursis et certains ont été relaxés vendredi par le tribunal correctionnel.

Au total, 33 personnes étaient jugées dans ce procès qui s'est tenu, en grande partie à huis clos, dans un ancien abri de sous-marins, faute de place suffisante dans le tribunal de la ville.

L'essentiel de ces hommes et femmes sont natifs de la ville de Drobeta Turnu-Severin, dans le sud-ouest de la Roumanie, et sont domiciliés dans la région nantaise. 

Ils avaient été mis en cause à la suite de quatre vols simultanés de cartes bancaires le 24 juillet 2017 dans la petite commune balnéaire de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique). 

L'enquête avait mis en lumière des vols de cartes bleues organisés à partir de 2014, à travers toute la France --du marché de Batz-sur-Mer, en passant par les fêtes de Dax ou encore la grande braderie de Lille-- pour un préjudice total de quelque 200.000 euros concernant 231 victimes.

Certains ont été reconnus coupables, d'autres relaxés partiellement ou totalement.

"On a voulu faire de ce procès un truc un peu fou, un peu hors normes et puis en réalité, on était plutôt sur l'addition de plein de petits dossiers qui avaient été réunis parce que les gens avaient la même origine et que certains se connaissaient ou que certains avaient pu participer à des équipes qui se composaient un peu de façon aléatoire", a fait valoir Me Olivier Renard qui défendait quatre personnes dans ce procès.

Parmi les 33 prévenus, les cas de deux d'entre eux ont été disjoints et seront jugés plus tard cette année. Il s'agit d'un homme qui a fait un AVC durant le procès et de sa compagne.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.