Rave party en Bretagne: cinq nouvelles personnes en garde à vue

Rave party en Bretagne: cinq nouvelles personnes en garde à vue
Des participants à la rave party de Lieuron, au sud de Rennes, contrôlés par les forces de l'ordre, le 2 janvier 2021

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 16h01

Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mercredi dans le cadre de l'enquête sur la rave party illégale du Nouvel An en Bretagne, a-t-on appris auprès du parquet de Rennes.

"Dans le cadre de l'information judiciaire suivie par les deux juges d'instruction, cinq personnes ont été interpellées ce matin par la brigade de recherches de Redon et placées en garde à vue", a indiqué à l'AFP Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes.

Quatre personnes ont déjà été mises en examen dont un jeune homme de 22 ans qui a été placé en détention après la rave party qui avait réuni 2.400 personnes pour le réveillon, à Lieuron, commune située à une quarantaine de kilomètres au sud de Rennes, en pleine crise sanitaire. Les images de cette fête sauvage organisée avec d'importants moyens dans un hangar avaient fait le tour de la planète.

Lors d'une conférence de presse le 5 janvier, Philippe Astruc avait fustigé l'organisation de cette fête géante qui a pu "choquer nos concitoyens". "Il s'agit assurément d'un comportement irresponsable, profondément asocial et qui est pénalement punissable et sera sanctionné", alors que "la plupart de nos concitoyens faisaient l'effort d'un réveillon en petit comité". 

Pour répondre aux critiques sur une possible "passivité" des pouvoirs publics et des forces de l'ordre, le procureur avait rappelé que "au moment de la dispersion du rassemblement 1.645 personnes, soit les deux tiers des participants, ont été verbalisés".

Dans un courriel transmis mercredi à l'AFP, le "comité de soutien à la Maskarade de Rennes et des environs" a dénoncé les nouvelles interpellations de mercredi.

"Ce matin différents lieux ont été perquisitionnés, des personnes interpellées et du matériel saisi. C'en est trop ! C'est un nouvel affront pour une jeunesse d'abord délaissée puis criminalisée par toute une classe politique qui se cherche un bouc-émissaire pour faire oublier son incompétence dans la gestion de la crise sanitaire", selon ce texte.

Ce comité lance un appel à manifester "pour exiger la libération de Tristan et justice pour Steve, ce samedi 23 janvier à Rennes, ainsi que dans d'autres villes à l'initiative de comités locaux (Tours, Bordeaux, Dijon, Lille...)".

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