Radicalisation : un policier du service de la protection mis à l'écart

Radicalisation : un policier du service de la protection mis à l'écart
Un policier à Amiens, le 28 août 2015.

publié le lundi 29 octobre 2018 à 13h52

Il était en charge de la protection du directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, particulièrement exposé à la menace terroriste islamiste.

Un policier du Service de la protection (SDLP), en charge de la protection des personnalités, à été mis à l'écart et désarmé sur des soupçons de radicalisation, rapporte BFMTV lundi 29 octobre. Il veut engager une procédure pour contester la mesure.

Jusqu'au mois dernier, le fonctionnaire était en charge de la protection du directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, Riss.


Depuis quelques mois, rappelle BFMTV, le patron du service, Frédéric Auréal, a instauré une procédure régulière de vérification des habilitations de ses hommes, dont la charge a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Cette dernière a émis un avis défavorable à la reconduction de l'habilitation de ce policier de confession musulmane. Par mesure de précaution, la Direction générale de la police nationale (DGPN), a décidé de le mettre à l'écart.

Plusieurs éléments ont joué en défaveur du policier, qui a, par le passé, assuré la protection de l'imam Hassen Chalgoumi. D'une part, la DGSI a constaté qu'il avait consulté des sites internet islamistes. D'autre part, ses collègues ont signalé des comportements et des contacts "inquiétants". Rien qui ne fasse de lui un terroriste, mais cela constitue une situation "anormale" et "incompatible avec la protection rapprochée de personnalités", a indiqué à BFMTV une source haut placée.

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