Procès Cardon à Toulouse: douze ans de réclusion requis

Procès Cardon à Toulouse: douze ans de réclusion requis
Lionel Cardon, entouré de policiers, quitte le 10 avril 1984 le Palais de Justice à Bordeaux

AFP, publié le jeudi 14 juin 2018 à 08h36

Douze années de réclusion criminelle ont été requis mercredi à l'encontre de l'ex-ennemi public Lionel Cardon, en son absence, aux assises de Haute-Garonne où il est accusé de home-jackings près de Toulouse, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Le procès se déroule depuis lundi en l'absence du principal accusé hospitalisé après une grève de la faim de 80 jours. Ses avocats ont également décidé de quitter l'audience dès lundi, jugeant "ubuesque" de poursuivre le procès sans Lionel Cardon.

Celui-ci, âgé de 60 ans, devait comparaître avec un comparse de 23 ans interpellé sous le nom de Mohamed Boubaka, à l'encontre duquel six ans de prison ont été requis mercredi.

Les faits remontent à août 2015 dans la banlieue toulousaine. Les deux hommes avaient pris en otage un couple de bijoutiers à domicile pour se faire ouvrir le magasin. Butin: autour de 20.000 euros. 

Trois semaines plus tard, Cardon était venu seul chez une responsable d'un bureau de Poste. Préjudice pour l'établissement: 6.315 euros. A cela s'ajoutent la détention d'armes: fusil à pompe, pistolet, taser..., l'utilisation de fausses plaques. 

Il avait avoué ces home-jackings commis alors qu'il était en semi-liberté depuis 2012 dans le cadre de son projet de réinsertion visant à devenir entraîneur de boxe. 

Doublement condamné à perpétuité pour meurtres, séquestration et vols dans les années 1980, l'ex-ennemi public N.1, ancien détenu à haut risque avait tenté de s'évader une fois et avait pris un gardien en otage.

L'accusé a observé cette grève de la faim pour protester contre la suppression de sa liberté conditionnelle et le refus de le transférer de la prison de haute sécurité de Lannemezan (Haute-Garonne) à celle de Muret près de Toulouse. 

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