Pologne: un ex-soldat se rend à la police après s'être enfui avec son puma

Pologne: un ex-soldat se rend à la police après s'être enfui avec son puma
La police polonaise traque depuis trois jours un ancien soldat, vétéran d'Afghanistan, enfui dans la forêt avec son puma qu'il refuse de remettre au jardin zoologique (photo d'illustration)

, publié le dimanche 12 juillet 2020 à 20h57

Un ex-soldat polonais, ancien combattant d'Afghanistan, qui s'était enfui en forêt durant trois jours avec son puma en refusant de le remettre à un zoo, s'est finalement rendu à la police dans le Sud du pays, a annoncé dimanche la police locale.

Sa fuite a suscité une traque policière qui a mobilisé jusqu'à 200 agents, un hélicoptère et des drones.

L'ex-soldat "Kamil Stanek s'est présenté de son propre gré au commissariat de Zawiercie (Sud) et l'a quitté après interpellation", tandis que son puma a été remis à un zoo, ont écrit les policiers sur leur site Facebook. 

"Nous sommes heureux d'indiquer que (le puma appelé) Nubia se trouve entouré des soins professionnels des employés du zoo de Chorzow (sud)", ajoutent-ils.

La garde d'animaux dangereux est interdite en Pologne et l'homme, qui séjournait près de Zawiercie, s'était vu intimer par la justice de rendre l'animal à un zoo, mais il s'y était refusé.

"Ce n'est pas un jouet. C'est un animal classé parmi les plus dangereux du monde, qui peut créer une menace réelle pour la santé et la vie des gens", avait prévenu Ewa Zgrabczynska, la directrice du zoo de Poznan (Ouest) où le puma devait initialement être remis.

Localisé vendredi par des représentants du zoo, Kamil Stanek les avait menacés avec un couteau avant de s'enfuir en forêt avec l'animal tenu en laisse,  selon les médias locaux.

Selon le quotidien Gazeta Wyborcza, le vétéran d'Afghanistan avait acheté l'animal il y a six ans en République tchèque voisine, l'élevant depuis chez lui.

De nombreuses voix se sont élevées pour défendre le fugitif. "L'amour pour l'animal et une décision de la justice sans coeur l'ont obligé à fuir", a écrit sur son site Facebook Dariusz Wojtowicz, le maire de la ville voisine de Myslowice (Sud).

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