Policiers : l'anonymat entre en vigueur dans les procédures sensibles

Policiers : l'anonymat entre en vigueur dans les procédures sensibles

Dans les procédures sensibles, les noms des policiers et des gendarmes seront remplacés par leur numéro de matricule administratif. (Illustration)

leparisien.fr, publié le samedi 31 mars 2018 à 11h53

Pour protéger les policiers et les gendarmes qui interviennent dans des procédures judiciaires sensibles, les noms ne seront plus mentionnés dans les procès-verbaux.

Depuis l'assassinat en juin 2016 d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines), puis l'attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne), qui avait grièvement blessé deux policiers en octobre de la même année, c'était l'une des mesures phares demandée par les policiers et les gendarmes.

Désormais, dans les procédures judiciaires sensibles, selon un décret publié ce samedi au Journal Officiel, les policiers et des gendarmes seront identifiés par leur numéro de matricule administratif plutôt que par leurs noms et prénoms. Une mesure de protection si d'aventure les données étaient détournées.

Selon le ministère de l'intérieur, cette procédure interviendra « lorsque la révélation de leur identité est susceptible de mettre en danger leur vie ou leur intégrité physique, ou celle de leurs proches. » et à assurer « une meilleure protection », notamment lorsque ces agents sont hors de leur service.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.