Perpignan : une mère jugée pour avoir giflé son enfant

Perpignan : une mère jugée pour avoir giflé son enfant
La balance de la justice du tribunal de Rennes, le 19 septembre 2017.

Orange avec AFP, publié le lundi 25 septembre 2017 à 16h23

FAIT DIVERS. Placée en garde à vue puis convoquée devant le tribunal de Perpignan pour avoir giflé l'un de ses enfants en juin dernier, la mère de famille a finalement été relaxée.

"C'est le geste d'une maman à bout de nerfs", a plaidé l'avocate dont la cliente était jugée devant le tribunal correctionnel de Perpignan "pour violences sur mineur" après avoir giflé son fils de deux ans et demi, rapporte France Bleu Roussillon.

À la barre, la mère de famille de 32 ans décrit le contexte qui l'a poussé à ce geste.

Épuisée après 48 heures sans dormir pour soigner son fils hospitalisé pour une gastro-entérite, elle craque alors qu'il refuse de prendre ses médicaments. Une infirmière, témoin de la scène grâce à un hublot qui se trouvait sur la porte de la chambre, donne l'alerte. Elle, évoque un coup "violent". Selon elle, la tête de l'enfant aurait été "projetée en arrière".

Quatre infirmières débarquent alors pour prendre en charge l'enfant, face à la mère qui se justifie tant bien que mal : "Vous voyez bien que je ne l'ai pas tué ! Je fais ce que je veux, c'est mon enfant." Arrivent ensuite un psychiatre, un médecin légiste, une assistante sociale et les policiers de la Bac (Brigade anti-criminalité), qui interpellent la mère et la placent en garde à vue.

En septembre, l'accusée se retrouve devant le tribunal correctionnel de Perpignan où le procureur demande six mois de prison avec sursis. "On ne peut pas assimiler une simple gifle à de la maltraitance. Sinon, il faudrait juger la moitié des parents du département", s'emporte alors l'avocate de la prévenue, qui n'avait jamais été jusque-là soupçonnée de mauvais traitements.

Les juges ont donné raison à l'avocate et finalement relaxé la mère de famille.

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59 commentaires - Perpignan : une mère jugée pour avoir giflé son enfant
  • N'étant pas présent, difficile de juger de la violence du coup porté par la mère sur son enfant.
    Bien des internautes confondent autorité et violence physique. On peut punir un enfant sans le frapper, c'est même à mon avis préférable car les coups peuvent finir par engendrer de la peur et distendre les liens parent-enfant (l'enfant continuera à faire des bêtises mais les cachera).
    L'important est de savoir être mesuré et juste et que l'enfant apprenne de ses erreurs, de ses fautes. Chez un très jeune enfant une coercition excessive peut entrainer des blocages.
    Je n'ai jamais levé la main sur mes enfants et pourtant mon entourage considère que je suis très sévère (la plupart sont des adeptes de la fessée ou de la gifle et cela n'empêche par leurs enfants d'être des petits rois) ...
    Combien de fois ai-je pu entendre "ah si seulement mes enfants pouvait être aussi sages et disciplinés que les tiens", "tu ne veux pas échanger tes enfants contre les miens ?" ...

  • Heureusement qu'il reste des juges intelligents ...
    (ce qui n'est pas le cas du procureur qui a poursuivi et de celui qui a requis ...!)

  • "Vous voyez bien que je ne l'ai pas tué ! Je fais ce que je veux, c'est mon enfant."... c'est avec ce genre de raisonnement que tout le monde se tait, laisse l'enfant au pouvoir et bons vouloirs de leur(s) parent(s) ... et que nous avons, en France, deux enfants qui meurent chaque jour sous les coups de ces parents censés les protéger !
    Faut dire que nos pauvres gamins sont constamment malades, les suites vaccinales truffées d'effets secondaires font que les parents passent des nuits de cauchemar avec des enfants grognons, qui pleurent, qui souffrent et ne peuvent dormir...
    Alors, oui, cette femme a pu craquer mais ce n'est pas une raison pour déclarer : "C'est mon enfant, je fais ce que je veux" ! Etre parent ce n'est pas un titre de propriété !

  • Cela devient debile . Alors que des delinquants multirecidistes ne passent meme plus au tribunal on y envoie des parents pour une gifle ! Encore heureux qu il y ait eu relaxe !

  • J'en ai reçu dans mon jeune temps et mes parents ne m'ont jamais maltraité....une fessée, une gifle n'a jamais tué personne....Et les infirmières pourquoi n'ont elles pas donné le médicament.....