Oise : député LREM, il assiste à une chasse à courre et se fait violenter

Oise : député LREM, il assiste à une chasse à courre et se fait violenter©Panoramic (photo d'illustration)
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, publié le jeudi 25 février 2021 à 17h14

Alors qu'il était venu assister de manière anonyme à une chasse à courre samedi, à Compiègne (Oise), avec des militants de l'association AVA, Dimitri Houbron, député LREM, a pu constater d'un climat tendu sur place. Il a notamment été violenté par des « marcheurs », rapporte 20 Minutes.  

Samedi 20 février, comme à l'accoutumée, la forêt de Compiègne (Oise) était le théâtre d'une chasse à courre.

De la même façon, des militants de l'association AVA (Abolissions la Vénerie Aujourd'hui) sont régulièrement présents afin de s'assurer du bon déroulement de la chasse. S'ils ont encore répondu à l'appel ce samedi, un invité surprise a cette fois pris place dans leurs rangs, en la personne de Dimitri Houbron, député (LREM) de la dix-septième circonscription du Nord. Comme l'explique 20 Minutes, cet homme politique de 30 ans, souhaitant, à la demande des militants de l'association AVA, constater de ses propres yeux les tensions souvent rapportées par les médias et visibles sur les réseaux sociaux entre les pro et les anti-vénerie, est venu s'immiscer incognito dans le cortège de l'association AVA. Le député de la majorité n'a pas fait le déplacement en vain et témoigne, toujours auprès de 20 Minutes, d'un début de journée "très tendu et même violent". 


 La situation dégénère, il révèle son identité 

"Je me suis pris des coups de pied pour me faire trébucher par des jeunes portant des gilets jaunes avec l'inscription "J'aime la chasse". Ils étaient très astucieux, pour éviter d'être filmés par nos caméras, ils se mettaient sur le côté pour nous faire des croche-pied", détaille-t-il ensuite. Les gilets jaunes susmentionnés sont en fait des "marcheurs", faisant office de service d'ordre devant "encadrer la présence" de leurs opposants lors d'une chasse à courre. Face à cette situation, Dimitri Houbron décide alors de révéler son identité et de sortir sa carte de député de la République. Une décision ayant finalement permis de calmer les ardeurs des marcheurs : " Le petit jeune qui m'avait donné des coups de pied est même venu me voir en s'excusant presque, disant qu'il pensait que j'étais membre d'AVA", raconte ainsi le député LREM, qui précise surtout "mais que je sois militant ou parlementaire, la violence ne se justifie pas". Les événements vécus par Dimitri Houbron sur le terrain ne devraient pas l'inciter à revoir sa position sur la chasse àcourre, une pratique à laquelle il s'est toujours fermement opposé.

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