Nice : des tracts publicitaires pour acheter de la drogue retrouvés en centre-ville

Nice : des tracts publicitaires pour acheter de la drogue retrouvés en centre-ville
Des policiers municipaux à Nice (illustration)

, publié le vendredi 27 décembre 2019 à 22h50

Ce sont des flyers un peu particuliers qui ont été découverts en ce milieu de semaine dans un parking du centre-ville de Nice. Ils vantaient les "marchandises" de dealers installés dans un quartier du nord-est de la cité azuréenne. Une enquête a été ouverte.

Des publicités sur papier glacé présentant de façon claire et détaillée les produits disponibles à la vente ainsi que l'adresse du "commerce". Un banal tract ou flyer distribué par un commerçant désireux de doper ses ventes en cette période de fêtes ? Non, une publicité inédite pour... des produits stupéfiants.



Retrouvés cette semaine dans un parking en plein centre-ville, ces flyers avec liste des articles à disposition et plan d'accès renvoient vers un quartier au nord-est de la ville, situé à environ quatre kilomètres, connu pour abriter des trafics de stupéfiants. "Cette distribution a eu lieu le 24 décembre en fin d'après-midi et s'est déroulée à un moment où il y avait peu de véhicules sur le site", a expliqué vendredi à l'AFP un responsable du parking où se sont produits les faits.

Les auteurs repérés par la vidéosurveillance

Sur les images de vidéosurveillance, visionnées par la police à la suite de l'ouverture d'une enquête en flagrant délit, on voit selon la même source "deux hommes d'apparence jeune, portant des capuches et non reconnaissables, distribuer sur trois étages du parking ces prospectus".


Jeudi, Christian Estrosi a vivement réagi après l'apparition de ces tracts d'un genre nouvea dans sa ville : "Je condamne fermement la diffusion, sur des voitures dans le parking Jean Bouin et dans les rues à proximité, de flyers faisant la promotion de la vente de stupéfiants dans un quartier de Nice." Le maire de Nice a également fait part de sa volonté de "porter plainte sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale".

 

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