Neuf morts dans une coulée de boue au Japon, selon un nouveau bilan

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Recherche de survivants après une coulée de boue, le 5 juillet 2021 à Atami, au Japon
Recherche de survivants après une coulée de boue, le 5 juillet 2021 à Atami, au Japon
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© AFP, CHARLY TRIBALLEAU

publié le jeudi 08 juillet 2021 à 15h11

Le nombre de personnes décédées dans une gigantesque coulée de boue qui a dévasté samedi la ville côtière d'Atami dans le centre du Japon a augmenté à neuf, selon un nouveau bilan jeudi des autorités, alors que des centaines de secouristes poursuivaient leurs recherches.

"Aujourd'hui, la mort de deux autres personnes a été confirmée et le nombre des décès totalise dorénavant neuf", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la gestion des catastrophes à Atami, Yuta Hara.

Vingt-deux personnes manquent toujours à l'appel, a précisé un porte-parole du département de Shizuoka dans lequel la ville est située.

Le glissement de terrain s'est produit samedi après plusieurs jours de pluies intenses sur Atami, une ville bâtie à flanc de montagne à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, et ses environs.


La coulée de boue, qui a déferlé en plusieurs vagues dévastatrices, a emporté sur son passage des pylônes électriques, enfoui des véhicules et arraché des maisons de leurs fondations, détruisant ou endommageant 130 bâtiments au total.

Une grande partie du Japon est actuellement en pleine saison des pluies, qui provoquent souvent inondations et glissements de terrain.

Selon des scientifiques, le phénomène est accentué par le changement climatique car une atmosphère plus chaude retient davantage d'eau, accroissant le risque et l'intensité de précipitations extrêmes.

Le nombre de personnes qui habitaient potentiellement le secteur dévasté et dont les autorités étaient initialement sans nouvelles était monté lundi jusqu'à plus d'une centaine. Mais beaucoup de ces personnes ont pu être depuis localisées et déclarées saines et sauves.

La municipalité d'Atami a peiné à établir une liste fiable des victimes potentielles de la catastrophe, car de nombreuses maisons de cette station balnéaire sont utilisées comme résidences secondaires, et des habitants âgés résident parfois ailleurs, notamment dans des établissements spécialisés.

Quelque 1.700 policiers, pompiers, soldats et garde-côtes continuent de participer aux recherches, malgré la pluie persistante sur la zone qui a suscité des craintes de nouveaux glissements de terrain et obligé à plusieurs reprises les équipes de secouristes à interrompre leurs efforts.

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