Naufrage à Mossoul: les propriétaires du bac déférés (justice)

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Des Irakiennes lancent des fleurs dans le fleuve Tigre à la mémoire des victimes d'un naufrage, le 22 mars 2019 à Mossoul
Des Irakiennes lancent des fleurs dans le fleuve Tigre à la mémoire des victimes d'un naufrage, le 22 mars 2019 à Mossoul
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© AFP, Zaid AL-OBEIDI

AFP, publié le dimanche 31 mars 2019 à 12h00

Les propriétaires du bac dont le naufrage a récemment fait une centaine de morts à Mossoul ont été déférés à la justice, de même que des ingénieurs leur ayant délivré des certifications, a annoncé dimanche le Conseil suprême de la magistrature irakien.

Les propriétaires de ce bateau --en surcharge au moment du drame et naviguant alors même que les autorités avaient prévenu du danger du haut niveau des eaux-- ont été "arrêtés à Erbil", la capitale du Kurdistan irakien, à une centaine de kilomètres de Mossoul, indique le Conseil.

Son communiqué ne précise pas combien de personnes ont été appréhendées ni dans quelles circonstances.

Il ajouté toutefois que "trois ingénieurs ayant ratifié le lancement du projet et certifié sa conformité aux règles en vigueur" ont également été arrêtés .

Tous ont été déférés devant "trois juges et un procureur" tandis que le Parquet "recoupe les dossiers des victimes et les plaintes déposées pour compléter les procédures judiciaires", poursuit le texte.

Le 21 mars, jour de la Fête des Mères en Irak, un bac s'était retourné sur le fleuve Tigre. Au moins 100 personnes, quasiment toutes des femmes et des enfants, sont mortes, et une soixantaine d'autres sont toujours portées disparues, alors que le fort courant a emporté des corps sur des dizaines de kilomètres.

Le drame avait suscité une onde de choc dans tout le pays, les habitants pointant aussitôt du doigt un mal récurrent en Irak: la "corruption" et les passe-droits accordés à des entrepreneurs véreux qui, a longtemps scandé la foule en colère, "tue". 

Le gouverneur de la province, reprise il y a moins de deux ans au groupe Etat islamique (EI), a été limogé par le Parlement et est désormais recherché par la police. 

C'est désormais un comité de gestion de crise qui préside aux destinées d'une région où la reconstruction attend toujours, notamment du fait de la corruption.

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