Nantes : un migrant de 17 ans passé à tabac après une manifestation

Nantes : un migrant de 17 ans passé à tabac après une manifestation

Ce jeune migrant vit dans une ancienne maison de retraite occupée par près de 200 autres exilés . (Capture d'écran)

leparisien.fr, publié le mardi 03 avril 2018 à 21h45

L'Ivoirien affirme avoir été agressé par six hommes et une femme, vêtus de noir, après avoir été embarqué en voiture à la fin d'une manifestation contre les expulsions.

La police judiciaire de Nantes (Loire-Atlantique) a été saisie après qu'un migrant de 17 ans a porté plainte pour une agression à coups de matraque par des personnes encagoulées. Les faits se seraient déroulés samedi à l'issue d'une manifestation contre les expulsions, rapporte Ouest-France.

Le jeune homme, de nationalité ivoirienne, a déposé plainte contre X pour « violences avec arme » au lendemain de l'agression, selon une source policière et une membre d'un collectif de soutien aux migrants.

Il a expliqué avoir été agressé par six hommes et une femme, vêtus de noir, après avoir été embarqué en voiture à la fin d'une manifestation contre les expulsions, qui a réuni un millier de personnes dans le centre-ville de Nantes, samedi après-midi.

«Ils m'ont fait mettre à genoux»Selon ses déclarations, alors qu'il était en train de faire ses lacets, près du lieu où s'est disloquée la manifestation, il a été bousculé par un homme, puis s'est fait poser un mouchoir sur le visage par un deuxième. Embarqué dans un véhicule, les mains attachées dans le dos, il s'est retrouvé dans une sorte de cour arborée, où était présente une autre voiture, a-t-on ajouté de même source.

« Ils m'ont fait mettre à genoux. Au total, ils étaient sept, tous habillés en noir, encagoulés », a déclaré le jeune homme au journal Ouest-France. On lui aurait alors montré des photos de migrants prises dans une ancienne maison de retraite, occupée actuellement par près de 200 personnes et dans laquelle il réside, ainsi que des images de participants à la manifestation samedi.

« Ils voulaient que je donne leur nom et des informations sur leur situation. A chaque fois, j'ai donné de fausses informations. A chaque fois, j'ai reçu des coups de matraque au ventre, aux genoux... », témoigne le jeune homme dans le quotidien régional, qui explique avoir été relâché ensuite en centre-ville. Quand ils ont vu, sur une des vidéos de la manifestation, que je m'interposais entre manifestants et forces de l'ordre pour éviter des affrontements, ils ont arrêté ».

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