Mort par morsures canines d'Elisa Pilarski: son compagnon mis en examen pour homicide involontaire

Mort par morsures canines d'Elisa Pilarski: son compagnon mis en examen pour homicide involontaire
Christophe Ellul (G) et son avocat Alexandre Novion, lors d'une conférence de presse le 10 novembre 2020 à Bordeaux

, publié le jeudi 04 mars 2021 à 16h02

Le compagnon d'Elisa Pilarski, morte de morsures canines dans une forêt de l'Aisne fin 2019 où elle promenait Curtis, le chien de ce dernier, a été mis en examen jeudi pour "homicide involontaire", a annoncé le parquet de Soissons. 

Christophe Ellul a été mis en examen "pour avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (...) involontairement causé la mort" de sa compagne, "résultant de l'agression commise par plusieurs chiens dont il était propriétaire ou gardien", selon un communiqué du procureur de la République, Julien Morino-Ros.

Christophe Ellul a été laissé libre sous contrôle judiciaire avec l'interdiction d'entrer en contact avec les membres de la famille d'Elisa Pilarski, constituée partie civile.

Il s'agit de la première mise en examen dans ce dossier très médiatisé. 

"L'instruction va maintenant se poursuivre, étant précisé que des recours sont actuellement en cours devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens, s'agissant de demandes d'actes formulées notamment par la famille de Mme Elisa Pilarski", poursuit le magistrat. 

Il rappelle que "c'est à l'issue de l'information judiciaire qu'il sera décidé des suites qu'il conviendra de donner à cette affaire et de saisir ou non le tribunal correctionnel aux fins de jugement".

Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et enceinte, avait été retrouvée morte dans une forêt de l'Aisne, à Saint-Pierre d'Aigle le 16 novembre 2019, où elle promenait Curtis, à proximité d'une chasse à courre, après "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures", selon l'autopsie.

Christophe Ellul a toujours clamé l'innocence de son chien, désignée par l'accusation comme un "American Pitbull Terrier, provenant d'un élevage des Pays-Bas et introduit illégalement en France par son acquéreur. 

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