Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après les violences

Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après les violences

Une bande armée de matraques a délogé avec violences des étudiants en grève à la faculté de droit de Montpellier (capture d'écran).

leparisien.fr, publié le samedi 24 mars 2018 à 16h06

Philippe Pétel avait été mis en cause par les étudiants.

Le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel, a démissionné vendredi soir, après les violences qui ont agité le site, rapporte Le Monde samedi. L'information a été donnée par le président de l'université, Philippe Augé, qui a annoncé vendredi la fermeture de la faculté jusqu'à lundi matin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une cinquantaine d'étudiants qui occupaient la faculté ont été agressés par une bande de 10 à 15 personnes encagoulées armées de matraques et de bâtons pour les déloger manu militari. Quatre ont été blessés. Les étudiants protestaient contre la nouvelle loi Vidal portant sur les règles d'accès à l'université.

Une vidéo polémiqueÀ la suite des incidents, Philippe Pétel, avait expliqué à France 3 qu'une cinquantaine d'étudiants « contre l'occupation » avaient voulu « se défendre » et qu'il ne pouvait les en « blâmer ». « Je suis assez fier de mes étudiants, je les approuve totalement », avait-il ajouté. La vidéo avait été beaucoup commentée sur les réseaux sociaux.

Interrogé par CheckNews, le site de factchecking de Libération, il avait dit ne pas être « à l'initiative de la venue de ces hommes en noir ».

À la mi-journée, vendredi, un rassemblement de protestation devant les grilles baissées de la faculté de droit, à deux pas du rectorat, a réuni plusieurs centaines d'étudiants. Au micro, des intervenants ont réclamé « le droit de manifester une opposition sans se faire agresser » et mis en cause le rôle « du doyen (de la faculté de droit) et ses sbires ».

Philippe Augé, le président de l'université, dit avoir déposé une plainte contre X « afin que toute la lumière soit faite sur les événements ». Le parquet de Montpellier avait par la suite ouvert une enquête pour « des faits de violences en réunion et avec arme ». La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait, de son côté, annoncé l'ouverture d'une enquête administrative.

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15 commentaires - Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après les violences
  • Heureusement , pour la France, il y a des chances !

  • La France a une partie de la population qui sème la terreur !

  • droit de manifester ou droit de bloquer la faculté , ils ont bien fait de les déloger la majorité des étudiants ont des parents qui ne peuvent pas payer des études longues durées à leurs enfants et leurs enfants veulent travailler car eux ne prennent d'années sabatiques.

    Ils ont bien fait de les déloger dit-il.
    Non.
    Nul n'a le droit de faire justice soi-même (droit français).
    Mais que le doyen de la faculté de droit de Montpellier, Philippe Pétel cautionne ces faits, c'est un comble.
    Un doyen de faculté de droit !!! Cela dépasse l'entendement.

  • c'est la moindre des choses...

  • Tout les jours les ultra politisés menacent les autres étudiants les empechant de travailler.Est ce une violence plus excusable?