Montpellier : 4 personnes toujours en garde à vue après la manifestation contre le gouvernement

Montpellier : 4 personnes toujours en garde à vue après la manifestation contre le gouvernement

La manifestation, qui a rassemblé entre 1 000 et 2 000 personnes, a été le théâtre d'affrontements.

leparisien.fr, publié le dimanche 15 avril 2018 à 22h32

Les dégâts causés en marge de ce rassemblement à divers commerces n'avaient pas encore été évalués dimanche.

Quatre personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir, au lendemain de la manifestation de « convergence des luttes » organisée à Montpellier (Hérault) lors de laquelle la police avait procédé à 51 interpellations, a précisé la préfecture.

43 personnes avaient initialement été placées en garde à vue, selon les chiffres donnés par la préfecture dans la matinée. Plusieurs personnes, dont un mineur, ont été libérées en début d'après-midi, a précisé Me Sophie Mazas, présidente de la fédération de l'Hérault de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), présente devant l'hôtel de police de Montpellier dans le cadre d'un rassemblement pour obtenir la libération de tous les manifestants arrêtés.

Ces personnes sont entendues pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, dégradations aggravées et/ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations, a précisé le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret.

Des dégradations pas encore chiffréesCette manifestation, qui a rassemblé entre 1 000 et 2 000 personnes, a été le théâtre d'affrontements entre certains manifestants et les forces de l'ordre. Un peu avant 16 heures, quelque 200 manifestants, le visage dissimulé, s'étaient directement confrontés avec les policiers, déployés en nombre.

Les dégâts causés à divers commerces - banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie - en marge de la manifestation n'avaient pas encore été évalués dimanche.

Dès samedi soir, la LDH avait dénoncé dans un communiqué « les entraves à la liberté de manifester ». « Certaines arrestations ont été très violentes, il y a eu une répression inhabituelle à Montpellier, avec plusieurs dizaines de blessés », a insisté Mme Mazas dimanche auprès de l'AFP.

Une plainte contre X de la villeLe maire (divers gauche) de Montpellier Philippe Saurel a dénoncé dimanche dans un communiqué les « actes d'une violence inouïe » et les « débordements intervenus » lors de la manifestation de samedi. Il a annoncé une plainte contre X de la ville et appelé l'Etat à « agir avec fermeté pour mettre un terme à cette situation de tensions ».

La manifestation antigouvernementale de Montpellier a notamment réuni de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

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