Montgeron : une enquête ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant l'agression homophobe d'un mineur

Montgeron : une enquête ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant l'agression homophobe d'un mineur
Photo d'illustration.

publié le lundi 11 octobre 2021 à 19h57

La piste de l'agression homophobe a été confirmée après l'audition de la victime par les enquêteurs. 

La vidéo a été largement commentée et partagée dimanche 10 octobre sur les réseaux sociaux. On y voit une personne rouée de coups par un groupe d'individus en pleine rue, à Montgeron (Essonne).

La vidéo, relayée de nombreuses fois, a été signalée sur la plateforme Pharos. Le parquet a ouvert une enquête, pour "violences aggravées par trois circonstances" : "en réunion, à raison de l'orientation sexuelle supposée et par personne dissimulant son visage".


La victime est un mineur de 17 ans. Identifié par la police, il a été auditionné ce lundi. Lors de son audition, le jeune homme a dénoncé avoir été, "à raison de son apparence", "gratuitement frappé par une meute d'individus lui criant 'PD'", a indiqué à l'AFP le parquet d'Evry. 
Sur la vidéo, la victime est violemment agressée une première fois le long d'une grille d'immeubles, puis dans une allée alors qu'elle tente de prendre la fuite. Près d'une dizaine d'individus la frappe alors qu'elle est au sol, tentant de protéger son visage et sa tête de la pluie de coups qui s'abat sur elle. Sur les images, on aperçoit plusieurs personnes qui s'interposent et essaient de protéger le jeune homme. 

La victime auditionnée par la police

La police de Montgeron a pu faire le lien avec une agression signalée le 30 septembre dernier par un témoin, dans le "secteur sensible" du quartier la Forêt. Mais lorsque les forces de l'ordre sont arrivées sur place, plus personne ne s'y trouvait. Il n'y a pas eu de dépôt de plainte.

L'enquête doit désormais identifier les auteurs de ce violent passage à tabac. Outre les agresseurs, les enquêteurs recherchent aussi les personnes ayant enregistré ou diffusé cette vidéo. Le "happy slapping", le fait d'enregistrer ou de diffuser des images de violence, est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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