Mondial-2019: des rugbymen uruguayens accusés de violences dans un bar au Japon

Mondial-2019: des rugbymen uruguayens accusés de violences dans un bar au Japon
Les joueurs de l'équipe d'Uruguay se préparent avant leur match de Coupe du monde de rugby contre le pays de Galles, le 13 octobre 2019 à Kumamoto

AFP, publié le jeudi 17 octobre 2019 à 05h58

La police japonaise a confirmé jeudi à l'AFP qu'elle enquêtait sur des accusations visant des joueurs de l'équipe de rugby d'Uruguay, soupçonnés d'une agression et de dégradations dans une boîte de nuit de Kumamoto (sud-ouest) dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon les propriétaires du club, l'un des joueurs aurait projeté au sol un employé du bar, tandis qu'un autre aurait cassé du matériel de DJ en répandant dessus une boisson alcoolisée, a déclaré à l'AFP Kenji Kawazu, un responsable de la police de Kumamoto.

L'employé "a été légèrement blessé et devrait mettre une semaine pour récupérer", a-t-il précisé.

Selon les médias japonais, les Uruguayens auraient également causé d'autres dommages sur le lieu, abîmant des murs, des miroirs et déchirant un gros ours en peluche.

"Nous avons reçu un appel d'urgence le 14 octobre (lundi, NDLR) à quatre heures du matin. Quand nous sommes arrivés sur place, il n'y avait plus que des employés du club. Tous les clients, y compris les Uruguayens, étaient partis", a ajouté le policier.

Les deux joueurs soupçonnés des faits ont été interrogés lundi par la police. Ils ont quitté le Japon avec le reste de leur équipe le même jour, mais l'enquête se poursuit.

L'équipe d'Uruguay n'avait pas commenté cet incident dans l'immédiat, son compte Twitter se contentant de publier des images des joueurs de retour au pays.

L'organisation du Mondial, World Rugby, s'est excusée jeudi "au nom du tournoi" pour cet incident, selon une brève déclaration transmise à l'AFP.

Cette affaire "est très décevante et clairement non conforme à l'esprit familial du tournoi", a estimé World Rugby, tout en refusant de commenter davantage, rappelant que les faits précis restaient à établir.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.