Migrants: Utopia 56 a repris son réseau d'hébergement citoyen

Migrants: Utopia 56 a repris son réseau d'hébergement citoyen
Des migrants à Paris, le 12 juillet 2019

AFP, publié le mardi 16 juillet 2019 à 19h02

L'association Utopia 56, très active dans l'aide aux migrants, a annoncé mardi reprendre l'hébergement citoyen à Paris après l'avoir suspendu quelques jours, pour demander à l'État de trouver "des hébergements pérennes pour ces personnes vulnérables".

Après avoir décidé de suspendre leur réseau d'hébergement citoyen pour les migrants "vulnérables" mercredi, Utopia 56 avait installé à Porte d'Aubervilliers, dans le nord de Paris, un campement devant le centre social Rosa Parks, "évacué vendredi matin dans le calme". 

"Face aux familles renvoyées dans la rue, face aux personnes vulnérables récemment arrivées et en attente d'une prise en charge par l'État, les équipes n'ont pas d'autre choix que de reprendre l'hébergement solidaire", a expliqué l'association dans un communiqué, qui précise que cette reprise "ne signifie pas que nous arrêtons le combat et d'autres actions sont envisageables". 

Pour Utopia 56, l'objectif de cette suspension, qu'avait regrettée la Préfecture de région d'Ile-de-France la semaine dernière, était "d'exiger des garanties de logement et de souligner les manquements des autorités compétentes en terme de prise en charges des population exilées et vulnérables", poursuit le communiqué. 

"En seulement trois jours, près de 140 personnes dont une cinquantaine d'enfants" ont dormi dans le campement, souligne l'association, qui "déplore l'absence totale de dialogue avec la préfecture".

Vendredi, les familles ont été "mises à l'abri et acheminées par bus vers différents centres d'hébergement d'urgence", mais les non demandeurs d'asile "n'ont eu le droit qu'à un hébergement pour le week-end et sont de nouveau à la rue", selon Utopia 56.

En deux ans, entre 30 et 80 personnes par soir ont été mises à l'abri par l'association chez des particuliers. Chaque soir à Paris, 70 personnes dont 30 enfants sollicitent un hébergement solidaire, selon l'association. 

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