Meurtre d'Alexia: les causes de la mort de la joggeuse toujours incertaines

Meurtre d'Alexia: les causes de la mort de la joggeuse toujours incertaines©Gendarmerie de Haute-Saône

Source BFMTV, publié le lundi 06 novembre 2017 à 12h04

C'est une mise au point ferme à laquelle s'est livrée ce lundi matin la procureur de la République de Besançon. Après la diffusion d'informations faisant état qu'Alexia Daval, une joggeuse de 29 ans, a été tuée par asphyxie, Edwige Roux-Morizot a affirmé qu'"à ce jour", l'autopsie, concluante, n'a toutefois pas permis "de déterminer les causes de la mort de la jeune femme même s'il ne fait hélas aucun doute qu'on lui a donné volontairement la mort".

"S'il est avéré qu'elle a subi violences physiques, les causes de sa mort ne sont pas établie", a insisté la procureur de Besançon, expliquant que des analyses complémentaires était en cours.



Alexia Daval, 29 ans, avait été portée disparue le samedi 28 octobre alors qu'elle n'était pas rentrée à son domicile de Gray-la-Ville après son jogging.

Son corps a été retrouvé, calciné, deux jours plus tard. Une autopsie a été réalisée jeudi dernier, mais la justice avait indiqué que les conclusions ne seraient pas rendues publiques. "Le décès d'Alexia Daval est probablement lié à une asphyxie sans que l'on connaisse le mécanisme de cette asphyxie", s'est seulement restreinte à déclarer la procureur.

"Seuls les examens complémentaires permettront d'en savoir plus", a répété Edwige Roux-Morizot afin d'éviter la propagation de rumeurs.
La magistrate a estimé que les causes de la mort de la jeune femme, à qui toute la communauté française des joggeurs a rendu hommage ce week-end, seront connues "le corps n'ayant pas été calciné de manière suffisamment importante". Les enquêteurs sauront également si elle a été victime de violences sexuelles au moment de son agression. "Là encore des analyses sont en cours afin d'accréditer ou non l'existence d'un viol", poursuit la magistrate.

Si aucune interpellation n'a eu lieu dans ce dossier, la procureur de la République de Besançon ne donne pas les pistes privilégiées par les gendarmes pour expliquer ce "crime odieux". Des questions restent ainsi en suspens. Alexia Davals connaissait-elle son ou ses agresseurs? A-t-elle été tuée à l'endroit où son corps a été découvert, loin du parcours habituel qu'elle empruntait pour son jogging?

"Le plus bel hommage que l'on pourrait rendre à la mémoire d'Alexia Daval serait de laisser les enquêteurs et la justice travailler dans la plus grande des sérénités afin de ne pas obérer les suites de l'enquête et permettre d'interpeller le ou les auteurs de ce crime odieux", a finalement conclu la magistrate.

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131 commentaires - Meurtre d'Alexia: les causes de la mort de la joggeuse toujours incertaines
  • Il faut remettre la peine de mort point barre

  • juste un mot pour son epoux et sa famille, vous etes tres digne et mérité le respect. Mais la peine de mort doit etre rétablie, ces crimes sont insupportable. sincères condoléances, laisson ce jeune mari, faire si possible son deuil. courage, à cette famille qui parait unis. de tout coeur avec vous.

  • Toutes les manifestations autour de cette mort, me gênent.
    Elle me paraissent ne pas être souhaitables.
    Laissons faire la Justice et cessons ces gesticulations "spectacles" malsaines.
    La marche blanche !
    Quel est l'objectif?
    Défense des droits de la femme à faire du sport, ou défendre le droit de tous d'en faire, prudemment et entourés de toute la sécurité souhaitée ?

    avatar
    Dame-Hermeline  (privé) -

    Ce sont M. et Mme Fouillot qui ont appelé à cette marche. S'ils y puisent un peu de réconfort, qui êtes-vous pour les juger ? Mêlez-vous donc de ce qui vous regarde.

  • Tout à fait d'accord avec la magistrate du Parquet de BESANCON. Les journalistes doivent être responsables des informations qu'ils présentent recueillies par eux mêmes ou reprises d'autres médias. Il faut qu'ils cessent de se retrancher derrière un droit à l'information, une éthique, une déontologie. Le SECRET DE L'INSTRUCTION JUDICIAIRE" c'est pour tout le monde y compris les enquêteurs
    Peut-être renforcer les peines prévues pour la violation du secret de l'Instruction. Montant de l'amende dissuasif et ou peine de prison individualisée - Rédacteur en chef pénalement responsable puisqu'il connait obligatoirement la source de l'information s'il refuse de la divulguer

    Tout a fait d'accord

  • Bravo Madame La Procureure, enfin une magistrate qui c'est mener son enquête !!! et de plus mais en garde les "MÉDIAS"sur leurs sources foireuses. Si cela continu elle est capable de les présenter devant la justice pour entrave à l'instruction et elle aurait raison. Il faut que les médias comprennent que ce n'est pas eux qui mènent l'enquête mais la Justice. Lorsque les "MÉDIAS" s'en mêlent d'une manière intempestive pour avoir le premier scoop et bien cela entraine à des dérives que l'on connait. Messieurs soyer patient et la justice trouvera la solution à cette affaire et vous pourrez la commenter à votre guise.