Meurthe-et-Moselle : un père en grève de la faim pour faire déménager l'agresseur présumé de sa fille

Meurthe-et-Moselle : un père en grève de la faim pour faire déménager l'agresseur présumé de sa fille
Le tribunal de Rennes, le 19 mai 2015. (photo d'illustration)

, publié le mardi 10 avril 2018 à 10h46

Tant que la cour d'appel ne se prononce pas, aucune mesure d'éloignement ne peut être prise.

L'agresseur sexuel présumé de sa fille de 9 ans habite à 22 mètres de chez lui. Un père de famille habitant à Jarny, en Meurthe-et-Moselle a entamé une grève de la faim pour obtenir que le suspect soit éloigné, rapporte France Bleu Sud Lorraine lundi 9 avril.


"Ce n'est pas aux victimes d'être coupables, je ne déménagerai pas", insiste Francis Siedlewski, qui se désespère de la situation.

"On ouvre la fenêtre et on peut croiser ce type", déplore-t-il. "Ce type", c'est un voisin âgé d'environ 70 ans, condamné en 2017 à un an de prison avec sursis et cinq ans de mise à l'épreuve pour l'agression sexuelle de la fillette de 9 ans en 2016. Mais comme il a fait appel de sa condamnation, aucune mesure d'éloignement ne peut être prononcée, tant que la cour d'appel de Nancy n'a pas tranché. La date de l'audience n'a pas encore été fixée. "Je ne vais pas attendre 24 ou 36 ans", déplore le père de famille.

Alors, pour obtenir gain de cause, il a entamé une grève de la faim et s'est installé sur le parvis de la mairie de Jarny avec une tente. Il a également écrit des lettres à François Hollande, Emmanuel Macron, des députés, au préfet et au sous-préfet. En vain.

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