Menaces de mort au Mont-Saint-Michel: le parquet fait appel

Menaces de mort au Mont-Saint-Michel: le parquet fait appel
Le 22 avril 2018, le Mont-Saint-Michel avait été évaué après qu'un homme avait proféré publiquement des menaces de mort

AFP, publié le vendredi 12 octobre 2018 à 16h21

Le parquet a fait appel de la condamnation d'un homme de 36 ans à 350 euros d'amende pour avoir appelé à tuer des policiers et leurs familles au Mont Saint-Michel en avril, ce qui avait provoqué l'évacuation de ce site très touristique.

L'homme avait également été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Coutances à trois ans de contrainte pénale, une sanction alternative à la prison, qui permet au condamné de rester à l'extérieur tout en étant soumis à certaines obligations.

"Le parquet de Coutances a interjeté appel de la décision rendue par le tribunal correctionnel de Coutances", a annoncé dans un courriel Cyril Lacombe, procureur de Coutances.

La contrainte pénale inclut l'interdiction de changer d'adresse, l'obligation de se soumettre à des soins et de chercher un travail.

Cet homme, "schizophrène" selon son avocate, sans emploi depuis février, a reconnu avoir lancé devant de nombreux témoins le 22 avril "A mort les keufs, faut tous les buter", "il faut tuer leurs familles et leurs enfants" et avoir qualifié les forces de l'ordre de "nazis".

Ces menaces de mort proférées publiquement un mois après le décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mortellement blessé par un jihadiste, et deux ans après l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, avaient amené le préfet à ordonner par précaution l'évacuation du Mont Saint-Michel.

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