Mayotte : deux gendarmes grièvement blessés lors d'une arrestation

Mayotte : deux gendarmes grièvement blessés lors d'une arrestation
Un des deux militaires touchés souffre d'une fracture du crâne et son pronostic vital est engagé. (Illustration).

leparisien.fr, publié le lundi 25 juin 2018 à 16h16

Les hommes du GIGN ont été visés par des jets de pierres et de pavés alors qu'ils venaient arrêter un homme suspecté de violences sur des touristes.

Deux gendarmes ont été blessés dont l'un très grièvement, lors d'une arrestation, dimanche, à Mayotte.

Les deux militaires de l'antenne locale du GIGN sont intervenus à Bandrélé, dans le sud-est de l'île principale, vers 15 heures locales (14h à Paris) pour interpeller un homme contre lequel avait été émis un mandat de recherche pour des violences, notamment sur des touristes.

À l'arrivée des gendarmes, une dizaine de personnes leur ont jeté des pierres et des pavés, avant que le fugitif soit finalement maîtrisé. « Rapidement, du renfort du GIGN a pu les mettre en fuite mais trop tard malheureusement pour nos deux gendarmes qui sont grièvement blessés », raconte le colonel Philippe Leclercq, patron des gendarmes à Mayotte, joint par Le Parisien.

Une enquête pour homicide involontaire ouverte

Un dispositif de recherches a été mis en oeuvre pour retrouver les auteurs des jets de projectiles. L'homme recherché a lui été appréhendé.

Un des deux militaires touchés souffre d'une fracture du crâne et son pronostic vital est engagé. « Il a été placé en coma artificiel et va être transféré dans un hôpital à la Réunion », précise le colonel Leclercq. « L'autre est aussi gravement blessé mais va sortir de l'hôpital tout en restant en observation », poursuit-il. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte.

« Les agressions sur les gendarmes sont en constante augmentation ces dernières années, heureusement pas encore à l'arme à feu mais beaucoup à l'arme blanche ou avec des pierres. Un gendarme a perdu un œil encore récemment. Ces gendarmes sont visés car ils gênent ces individus dans leurs activités délinquantes », conclut le colonel Leclercq.

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a également condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de violences inacceptables » et a témoigné « de son soutien indéfectible aux gendarmes blessés, à leur famille et à leurs collègues », dans un communiqué.

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