Maltraitance dans un Ehpad de Fumel : trois ex-employées condamnées

Maltraitance dans un Ehpad de Fumel : trois ex-employées condamnées

Sur les 18 personnes âgées dont ces trois femmes, quinquagénaires, s'occupaient dans leur service d'un Ehpad à Fumel, la moitié ont été identifiées comme victimes par la justice (illustration).

leparisien.fr, publié le mercredi 28 mars 2018 à 11h45

Trois ex-salariées d'une maison de retraite du Lot-et-Garonne ont été condamnées mercredi à quatre mois de prison avec sursis.

Trois ex-salariées d'une maison de retraite du Lot-et-Garonne ont été condamnées mercredi à quatre mois de prison avec sursis pour « violences volontaires » sur les « personnes vulnérables » dont elles avaient la charge.

Le tribunal correctionnel d'Agen n'a toutefois pas prononcé d'interdiction d'exercer à leur encontre, comme le demandait le ministère public, qui avait requis huit mois de prison avec sursis à l'audience du 28 février.

Sur les 18 personnes âgées dont s'occupaient ces trois femmes, quinquagénaires, dans leur service d'un Ehpad à Fumel, la moitié ont été identifiées comme victimes par la justice entre le 1er septembre 2015 et le 21 janvier 2016.

L'une des prévenues, une aide-soignante de 57 ans, révoquée depuis de la fonction publique hospitalière, a été décrite comme une « cheffe » qui « inspirait de la peur aussi bien chez les résidents que chez ses collègues », selon des témoignages lus par la présidente.

Des gestes brusques ou d'humiliationCes témoignages évoquent aussi des « gestes brusques ou d'humiliation, des prescriptions médicales non respectées ou encore des agressions verbales », sans compter l'alcoolisme de l'une d'elles.

Les mêmes reproches ont été faits aux deux autres prévenues qui étaient contractuelles et qui ont été licenciées pour faute en mars 2016.

« A aucun moment, elles n'ont dit qu'elles étaient fatiguées et reconnu que leurs comportements étaient inadaptés. On aurait pu prendre en considération des conditions de travail difficiles mais elles n'ont jamais mis ça en avant », avait souligné le procureur.

Dénonçant un dossier à charge et « sans preuves précises », les avocates de la défense avaient plaidé la relaxe, affirmant que les témoignages à charge ont été rassemblés à la demande de la direction de l'établissement et n'étaient que des « copiés/collés (qui) se ressemblaient tous et utilisaient les mêmes mots et les mêmes expressions ».

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5 commentaires - Maltraitance dans un Ehpad de Fumel : trois ex-employées condamnées
  • Je m'insurge contre cette condamnation de prison avec sursis : les faits sont très graves, s'attaquer à des personnes aussi vulnérables méritait une peine ferme, je ne comprends pas.

  • Ces personnes maltraitantes ne méritent que de la prison ferme et une sanction très sévère !

  • Le tribunal aurait pu prononcer une interdiction définitive d'exercer parce qu'avec un tel casier judiciaire, je ne pense pas qu'elles puissent un jour retrouver du travail dans un EPHAD... Les peines de prison sont bien légères face à la gravité des faits...

  • une partie du personnel,non qualifié,juste ici pour la paye?et manque certain d'employes,

  • mais pourquoi avec sursis, prison ferme, çà leur aurait fait du bien