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Lyon: un quinquagénaire jugé en appel pour le meurtre d'une étudiante

Lyon: un quinquagénaire jugé en appel pour le meurtre d'une étudiante
Plus d'un millier de personnes assistent, en avril 2005 à Replonges, aux obsèques d'Anne-Sophie Girollet, étudiante en médecine de 20 ans retrouvée dans la Saône

AFP, publié le lundi 19 novembre 2018 à 10h00

Le procès de Jacky Martin, 56 ans, jugé en appel pour le meurtre à Mâcon en 2005 d'Anne-Sophie Girollet, une étudiante en médecine, s'est ouvert lundi matin à Lyon.

Les débats doivent durer jusqu'au 6 décembre. 

En première instance, l'accusé avait été condamné fin septembre 2016 à 30 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté de 20 ans par la Cour d'assises de Saône-et-Loire. 

"Pour les parents d'Anne-Sophie, cela reste extrêmement douloureux. Ils ont le sentiment qu'ils sont presque contraints de revenir écouter toute l'horreur que leur fille a pu subir", a déclaré à l'AFP leur avocate, Me Béatrice Saggio.

"Comme l'accusé nie les faits, ils n'ont toujours pas le récit des derniers instants de la vie d'Anne-Sophie. On sait seulement de quoi elle est décédée. C'est suffisamment violent pour que cela soit +inentendable+ pour la famille", a-t-elle ajouté.    

Étudiante en 3e année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans au moment des faits, avait disparu le 19 mars 2005 après avoir quitté un gala de danse au volant de sa voiture.

Son véhicule sera retrouvé trois jours plus tard dans la Saône à quelques centaines de mètres du parking de la soirée. Son corps sera découvert par des promeneurs non loin de là, le 2 avril, flottant dans la rivière.

L'autopsie révèlera que la jeune femme avait succombé à de multiples coups suivis d'un étranglement et qu'elle avait été aussi "probablement" agressée sexuellement, selon Me Saggio.

L'enquête stagnera durant sept ans avant qu'elle ne rebondisse en 2012 avec l'identification d'un ADN masculin jusque là inconnu, retrouvé dans la voiture et sur les vêtements d'Anne-Sophie Girollet.

L'ADN confond immédiatement Jacky Martin, inscrit au Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) car déjà connu de la Justice avant le meurtre pour des faits de violences, notamment sur une femme à Mâcon en 1993, de vols et de recels.

"La défense a expliqué (ndlr: durant le premier procès) que ce n'est pas parce qu'on avait trouvé l'ADN de Jacky Martin à la fois dans la voiture et sur les vêtements que portait Anne-Sophie ce soir-là, que cela le désignait forcément comme étant l'auteur (du meurtre, mais) je ne sais pas comment on peut le lire autrement", a conclu Me Saggio.

Contacté par l'AFP, Me Damien Varlet, l'un des trois conseils de Jacky Martin, a souhaité réserver ses commentaires à l'audience.

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