Faits divers

Lyon : un homme en garde à vue après avoir renversé un gendarme à moto

Un automobiliste a été placé en garde à vue vendredi après-midi après avoir percuté volontairement un gendarme à moto avec son véhicule sur le périphérique de Lyon, rapporte Le Progrès.

Il aurait agi de manière délibérée. Ce vendredi, un jeune homme âgé de 24 ans roulant à bord d’une Peugeot 208 a volontairement percuté un gendarme à moto avec son véhicule, rapporte Le Progrès. Il a rapidement été interpellé et placé en garde à vue.

L’homme a pris la fuite

Au moment des faits, le suspect roulait de manière dangereuse sur le périphérique lyonnais. La victime, un lieutenant qui officie dans l’Ain et qui n’était pas en service, lui aurait alors décliné sa fonction et demandé d’être plus responsable sur la route. Le conducteur de la Peugeot 208, courroucé, aurait alors donné un coup de volant dans le but de renverser le gendarme, avant de prendre la fuite.

Malgré sa chute, la victime n’a été que légèrement blessée et a pu donner le signalement de son agresseur. Le chauffard a rapidement été identifié par la CRS autoroutière et interpellé chez lui, à son domicile de Meyzieu. Il s’avère que l’automobiliste âgé de 24 ans roulait sans permis. Il a été placé en garde à vue dans l’après-midi du 12 mai, pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Plus de violences à l'encontre des forces de l'ordre

Ces violences routières font partie d’une agressivité globale grandissante à l’encontre des forces de l’ordre, qui ne fait que croître chaque année. Selon les enquêtes Cadre de vie et de sécurité menées par le ministère de l’Intérieur, chaque année entre 2013 et 2018, 11% des policiers et gendarmes sont victimes de violences physiques, contre 2% pour les employés d’un autre secteur. On compte également 31% des membres des forces de sécurité intérieure victimes de violences verbales, contre 14% en moyenne pour les autres métiers. Pour les policiers, militaires et assimilés, le risque annuel d’être victime de violences physiques sur leur lieu de travail ou à proximité est passé de 2 % sur la période 2007-2012 à 5 % sur la période 2013-2018.

publié le 13 mai à 17h25, Orange avec 6Medias

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