Lyon : trois "Dalton" poursuivis pour des tirs de mortier d'artifice sur la police

Lyon : trois "Dalton" poursuivis pour des tirs de mortier d'artifice sur la police
Un membre des "Dalton" interwievé à Lyon le 5 novembre 2021

publié le vendredi 26 novembre 2021 à 19h09

Trois membres du collectif des "Dalton", dont un mineur, vont être poursuivis pour des tirs de mortiers d'artifice sur des policiers, mercredi en marge d'une émission en direct de CNews avec Jordan Bardella (RN) au centre de Lyon, a annoncé le parquet lyonnais vendredi.

"Tous trois seront déférés ce jour au parquet de Lyon. Les deux majeurs pour être présentés devant un juge délégué en vue de leur placement en détention et de leur jugement dans le cadre d'une comparution immédiate en début de semaine prochaine. Le mineur en vue de poursuites devant le juge des enfants", précise le parquet dans un communiqué.

En fin de journée, ce dernier a confirmé la placement en détention provisoire des deux majeurs "dans l'attente de leur jugement en comparution immédiate" lundi. 

L'action de ce collectif de rappeurs lyonnais, connu pour ses provocations contre les autorités, était intervenue en marge d'une manifestation organisée par des groupes antifascistes de Lyon, pour protester contre la participation du président du RN, Jordan Bardella, à une émission en direct de CNews dans le quartier de Lyon.

Le groupe a diffusé sur un compte Instagram des images montrant trois hommes portant le costume rayé jaune et noir des bandits bagnards de la bande dessinée lancer des mortiers d'artifice en marge de cette manifestation.

Selon le parquet, ils "se positionnaient face à la foule et aux policiers et faisaient usage de mortiers d'artifices en leur direction", sans faire de blessé.

Le premier "Dalton", âgé de 18 ans et originaire du 8ème arrondissement, avait été interpellé sur place "alors qu'il venait de changer de tenue" et son déguisement a été retrouvé "à proximité", précise le parquet.

Les deux autres, un majeur et un mineur de 17 ans, également domiciliés dans le 8e, ont été interpellés jeudi et ont reconnu leur implication pendant leur garde à vue, selon le parquet.

Les deux premiers avaient été placés en garde à vue pour "violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique" après leur interpellation.

"Le but était de faire du bruit et protester au côté de la foule, avec qui nous partagions le sentiment que le parti politique représenté par cet individu n'est que haine", a expliqué le collectif sur Instagram.

L'émission "Face à la Rue" organisée sous la surveillance étroite de policiers et de CRS, s'est déroulée sans autre incident dans le quartier de la Guillotière. Cette émission invite des personnalités politiques à déambuler dans ce que la chaîne de Vincent Bolloré considère comme des "zones de non-droit". 

Trois autres membres comparaissent devant la justice, vendredi à Lyon, pour avoir participé à un rodéo urbain en octobre.

mb-rl/cbn

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