Lyon : huit gardes à vue après une rixe entre extrême gauche et extrême droite

Lyon : huit gardes à vue après une rixe entre extrême gauche et extrême droite

La rixe a éclaté en marge d'un concert ayant pour mot d'ordre « No racism, No sexism, No fascism » (illustration).

leparisien.fr, publié le vendredi 13 avril 2018 à 12h59

Les violences se sont produites aux abords d'un bar du IXe arrondissement où se tenait un concert.

Le concert a mal tourné. Huit gardes à vue étaient en cours ce vendredi, à Lyon, à la suite d'une rixe entre groupes d'extrême gauche et d'extrême droite. Un policier a en outre été légèrement blessé au cours de la garde à vue d'un des interpellés.

Ces gardes à vue interviennent après qu'une bagarre a éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi entre militants des deux bords en marge d'un concert ayant pour mot d'ordre « No racism, No sexism, No fascism » (« pas de racisme, pas de sexisme, pas de fascisme »), organisé dans un bar du quai Arloing (IXe arrondissement).

Une succession d'incidents« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces exactions commises par des groupuscules extrémistes, qui vont à l'encontre de tous les principes et de toutes les valeurs qui nous rassemblent au sein de la République, particulièrement à Lyon, ville façonnée par l'humanisme, fidèle à une tradition de tempérance, d'ouverture et de tolérance », écrit dans un communiqué Jean-Yves Sécheresse, maire adjoint de Lyon chargé de la Sécurité.

Cette rixe intervient deux jours après la dégradation du local lyonnais du « Bastion social », qui a été tagué et muré tôt mardi matin par des militants d'extrême gauche. Né à Lyon au printemps 2017, le « Bastion Social », fondé par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d'extrême droite, a ouvert en janvier un local associatif sur les quais de la Saône dans le Ve arrondissement.

Fin mars, c'est le local de l'union départementale de la Confédération nationale du travail (CNT) à Lyon qui a été ciblé. Dans un communiqué, le syndicat anarchiste avait accusé « un groupe fasciste » d'avoir « arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant », y voyant une « intimidation » en réponse à sa lutte pour obtenir la fermeture du local du « Bastion social ».

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