Les locaux de France Bleu Isère ciblés par un incendie criminel

Les locaux de France Bleu Isère ciblés par un incendie criminel
Pas de journal sur l'antenne de France Bleu Isère lundi matin: les locaux ont été partiellement détruits dans la nuit par un incendie "d'origine criminelle", qui n'a pas fait de blessé

AFP, publié le lundi 28 janvier 2019 à 12h55

France Bleu Isère privée d'antenne: les locaux de la radio ont été partiellement détruits dans la nuit de dimanche à lundi à Grenoble par un incendie "d'origine criminelle" qui n'a blessé personne, a-t-elle annoncé.

"Les locaux ont pris feu au rez-de-chaussée d'un immeuble. L'alerte a été donnée peu avant 03H00", ont indiqué les pompiers. Une quinzaine d'hommes sont intervenus pour éteindre les flammes.

Pour la radio, qui reprendra la diffusion de ses programmes à partir de 17H00 dans les locaux de France 3 Alpes, l'origine criminelle du sinistre "ne fait guère de doute": "il y a eu deux départs de feu à l'intérieur des locaux et une porte d'entrée a été fracturée", souligne-t-elle sur son site internet.

La police, qui a ouvert une enquête, a confirmé cette hypothèse à l'AFP.

"Tout le rez-de-chaussé du bâtiment, +l'open space+, avec les bureaux des animateurs, des journalistes, est en partie détruit. Mais ce sont surtout des dégâts qui ont été causés dans tout le système électrique. Ça va prendre beaucoup de temps pour avoir un diagnostic précis", a souligné le rédacteur en chef de France Bleu Isère Léopold Strajnic, cité par la radio sur internet.

Selon lui, "aucune menace" n'avait été exprimée contre France Bleu Isère et aucune revendication n'a été formulée pour l'instant. "Les relations qu'on avait sur le terrain lors des manifestations, dans le climat qu'on connaît actuellement, étaient relativement saines (...) Il est beaucoup trop tôt pour formuler des hypothèses", a estimé M. Strajnic.

Le  numéro deux de Radio France, Guy Lagache, lui a fait écho en appelant à ne pas faire "des liens trop rapides" entre l'incendie de cette nuit et le climat actuel de défiance à l'égard des journalistes qui touche notamment le mouvement des "gilets jaunes".

"Il y a eu par le passé des incendies à Grenoble, des incendies d'origine criminelle qui se sont attaqués à des services publics, à la gendarmerie", a-t-il rappelé. Ces faits ont été revendiqués par la mouvance anarcho-libertaire.

Les messages de soutien à la radio sont nombreux, "y compris de la part de +gilets jaunes+ qu'on a pu croiser sur le terrain", a souligné M. Strajnic, joint par l'AFP.

"Cet acte odieux doit être sévèrement puni!", a tweeté le ministre de la Culture Franck Riester, tandis que le maire EELV de Grenoble Eric Piolle a fait part de sa "colère" et de son "indignation".

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