Les intoxications aux champignons vénéneux en forte recrudescence

Les intoxications aux champignons vénéneux en forte recrudescence
Les conséquences sur la santé peuvent être graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles.

Orange avec AFP, publié le samedi 30 septembre 2017 à 10h00

Avec l'automne arrivent les champignons qui font le bonheur des amateurs de cueillette. Mais la pratique n'est pas sans risque, comme en témoigne la recrudescence des intoxications à des espèces vénéneuses : 181 cas ont été enregistrés ces deux dernières semaines contre seulement 15 à 50 par semaine de juillet à fin août, ont prévenu vendredi 29 septembre les autorités de santé.


"Ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d'une confusion avec des champignons comestibles, d'où l'importance de rester vigilant, que l'on soit connaisseur ou que l'on pratique la cueillette ponctuellement", mettent en garde l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué commun.

CINQ CAS GRAVES

"Les conséquences sur la santé peuvent être graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. Cinq cas graves ont été enregistrés depuis le mois de juillet", soulignent-elles.

Elles recommandent de ne ramasser que les champignons qu'on connaît parfaitement, de faire contrôler la récolte par un spécialiste (pharmacien ou association de mycologie) avant consommation en cas de doute, de ne pas cueillir les champignons près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges), de les séparer par espèce "pour éviter le mélange de morceaux de champignons vénéneux avec des champignons comestibles", et de jamais proposer de champignons cueillis à de jeunes enfants.

"En cas d'apparition d'un ou plusieurs symptômes (notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) à la suite d'une consommation de champignons de cueillette, appelez immédiatement le 15 ou le centre antipoison de votre région", poursuivent l'Anses et la DGS.

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