La terrible mise à mort des disparus de Mirepoix

La terrible mise à mort des disparus de Mirepoix
Célia, 18 ans, et son père Christophe Orsaz, 46 ans, n'avaient plus donné signe de vie depuis le 30 novembre 2017. Leurs corps ont été retrouvés mardi.

leparisien.fr, publié le jeudi 14 juin 2018 à 07h27

La principale suspecte a avoué le meurtre du père et de sa fille, précisant les premières confessions de son ex-amant et complice. Ils ont été écroués.

Le couple diabolique avait préparé son sordide et funeste projet dès le mois de juin 2017, six mois avant la disparition des victimes. Et avait effectué des repérages sur les lieux de la mise à mort des « Disparus de Mirepoix », Christophe Orsaz, 46 ans, et sa fille Célia, 18 ans, volatilisés le 30 novembre 2017 en plein après-midi.

Après les premiers aveux du suspect Jean-Paul Vidal, 48 ans, mardi au petit matin face aux gendarmes de la section de recherches (SR) de Toulouse, Marie-José Montesinos, 56 ans, a craqué à son tour mercredi matin. C'est lorsque les gendarmes ont avancé leur carte maîtresse, des relevés de téléphones prépayés, que seul le couple avait pu utiliser, que cette femme a avoué. Jusqu'alors elle s'abritait derrière un faux alibi fourni par son ex-mari vite démonté par les enquêteurs.

Cette infirmière, mince, brune, séduisante, passionnée de randonnées et installée à Lavelanet (Ariège), ancienne maîtresse de Christophe Orsaz, jardinier paysagiste, a reconnu que le « téléphone prépayé utilisé était destiné à faire croire à la victime qu'il était appelé par un client ». C'est donc bien un traquenard, comme « Le Parisien-Aujourd'hui en France » l'a révélé dès lundi, que les deux suspects ont tendu.

Des meurtres sordides

Ce 30 novembre, leur cible Christophe Orsaz croit se rendre à un rendez-vous pour « conclure un contrat d'entretien forestier ». Arrivé sur place, Christophe Orsaz sort de la voiture. Sa fille Célia, qu'il doit emmener ensuite à la gare, reste dans la Kangoo. Le père, s'éloignant du véhicule pour trouver son interlocuteur, est alors agressé à coups de barres de fer par Jean-Paul Vidal, qui surgit d'une ferme en ruines où il s'était caché, également lesté d'un fusil et d'une sangle. Christophe Orsaz tente de rejoindre sa voiture mais son bourreau le rattrape.

Selon leurs aveux, les suspects ont jeté le corps de Christophe dont « le tronc et les bras sont attachés par une sangle » dans la fosse septique de la ferme. Détail sordide : le couple de suspects « avait vérifié si la dalle de la fosse permettait de laisser passer un corps ». Un repérage effectué il y a un an.

Pendant ce temps, Célia, dont les « diaboliques » ignoraient la présence, entend la mise à mort de son père. Elle hurle. Jean-Paul Vidal se dirige vers la Kangoo dont il brise la vitre. Il ligote et bâillonne la jeune fille avant de « rouler avec elle pendant vingt minutes sur la route » dans la forêt. Puis il la fait marcher dans les bois yeux bandés avant de l'exécuter d'une balle dans la tête. Toujours selon leurs aveux, les suspects se débarrasseront de l'arme en la découpant avant de la jeter dans une rivière.

Les deux suspects écroués

Comment et pourquoi le couple de suspects s'est-il lancé dans un tel équipage sanglant ? Marie-José Montesinos, adepte de clubs libertins, a convaincu son amant Jean-Paul Vidal que Christophe Orsaz, un de ses ex-partenaires de jeux sexuels et ex-amant, « était un monstre ». Pour cela, elle lui avait montré de fausses lettres de menace que ce dernier lui aurait écrites. Marie-José Montesinos, maîtresse femme au dire de ses ex-amants, « ne supportait pas qu'ils la quittent ».

Marie José Montesinos et Jean-Paul Vidal ont été mis en examen mercredi soir pour l'« assassinat » de Christophe Orsaz et « meurtre commis en concomitance avec un autre crime » pour Célia. Ils ont été écroués. Une autopsie des corps est prévue dans la semaine.

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