La République en Marche : vague de départs chez les militants

La République en Marche : vague de départs chez les militants
Ils dénoncent le manque de démocratie dans le parti (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le mardi 14 novembre 2017 à 09h33

Une centaine d'adhérents du parti LREM, parmi lesquels certains élus, vont quitter le mouvement à la veille du congrès de Lyon, où Christophe Castaner est assuré d'être élu délégué général.

Il se surnomment les "100 démocrates". Une centaine de marcheurs publient une tribune ce mardi 14 novembre dans laquelle ils annoncent leur départ du mouvement et dénoncent, notamment, un manque de démocratie, révèle France Info.



Les démissionnaires, menés par la militante Tiphaine Beaulieu, estiment que "les nouveaux statuts" du parti, "avec une représentativité très affaiblie de la base militante, ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".

UN PARTI "EN ÉTAT DÉPRESSIF"

En cause notamment, l'élection samedi 18 novembre du futur chef du parti pour laquelle les 380.000 militants ne pourront pas voter, comme cela se fait dans les autres partis.

Seul un collège d'élus, de cadres et 200 militants tirés au sort sont appelés à exprimer leur choix ce samedi, avec un seul candidat proposé : Christophe Castaner.

LREM "offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l'Ancien régime", dénoncent les démissionnaires. Lundi 13 novembre, la liste "En Marche Citoyens" a justement demandé qu'un débat soit organisé "histoire que chacun puisse défendre ses arguments", selon RTL.

"Le parti est en état dépressif. Il est difficile d'être un parti de gouvernement surtout quand vous n'avez qu'un an d'existence", estime de son côté le député Laurent Saint-Martin, dans L'Opinion. Selon le quotidien, à peine 10% des militants seraient encore actifs.

Un huissier apportera les lettres de démission des "100 démocrates" au siège du parti vendredi 17 novembre.

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