L'homme accusé des viols en série en forêt de Sénart jugé en appel à Paris

L'homme accusé des viols en série en forêt de Sénart jugé en appel à Paris
L'homme accusé des viols en série en forêt de Sénart entre 1995 et 2000 jugé en appel à Paris

publié le mardi 28 septembre 2021 à 14h17

L'homme accusé des viols en série en forêt de Sénart (Essonne) entre 1995 et 2000, condamné en première instance à vingt ans de réclusion criminelle, est jugé depuis mardi en appel à Paris.

Il devrait comparaître durant quatre semaines pour plus d'une trentaine de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles aggravées, qu'il nie toujours catégoriquement.

L'audience s'est ouverte dans le calme, l'accusé restant de marbre, en présence d'une dizaine de victimes s'étant de nouveau déplacées.

Le 8 octobre 2020, au terme de quatre semaines d'un procès éprouvant, la cour d'assises d'Evry avait reconnu Aïssa Zerouati, un père de famille de 46 ans apparemment sans histoire, coupable de la plupart des faits qui lui étaient reprochés.

Lors de ses réquisitions, l'avocat général Marc Mulet avait demandé vingt ans de prison contre l'accusé, en insistant sur les preuves matérielles accumulées par les enquêteurs, notamment des traces de sperme et de sang prélevées sur la moitié de ses victimes.

Tout au long des débats, Aïssa Zerouati avait opposé aux plaignantes son impassibilité et clamé son innocence. "Je suis victime d'une erreur judiciaire", avait répété l'ancien chauffeur de bus.

L'accusé avait fait appel du verdict, tout comme le parquet général.

Aïssa Zerouati "conteste toujours les faits", a indiqué à l'AFP son conseil, Me Gabriel Dumenil, qui fait valoir que les "prélèvements ADN sont très anciens" et que les techniques utilisées dans les années 90 "étaient très peu fiables".

Le "violeur de la forêt de Sénart", comme l'avait surnommé la presse à l'époque des faits, avait semé l'effroi durant cinq ans en agressant joggeuses et promeneuses, certaines âgées ou enceintes, parfois sous la menace d'une arme.

Une fois ces femmes maîtrisées à coups de poing, il exigeait de ses victimes fellation ou masturbation ou les violait.

Le verdict est attendu le 22 octobre.

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