L'athlète Benjamin Compaoré condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales

L'athlète Benjamin Compaoré condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales
L'athlète français Benjamin Compaoré et sa compagne au tribunal de Créteil, le 27 novembre 2020

, publié le vendredi 27 novembre 2020 à 20h41

L'athlète Benjamin Compaoré a été condamné vendredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Créteil pour violences conjugales. 

Le champion de triple saut de 33 ans était poursuivi pour "violences habituelles ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours" commises à l'encontre de sa conjointe entre août 2019 et mars 2020. 

Le tribunal a finalement requalifié les faits en "violences" - et non "violences habituelles" - et a accepté la demande de la défense de ne pas inscrire cette condamnation au bulletin numéro 2 de son casier judiciaire. 

Lors de l'audience, le champion d'Europe 2014 du triple saut et médaillé aux championnats du monde en salle en 2016 a évoqué les "difficultés de communication" traversées par son couple en 2019.

"Ça nous a amenés à des scènes qui ont dégénéré", a-t-il souligné à la barre, évoquant des "violences commises des deux côtés", provoquées pour certaines par les "crises d'angoisse" de sa compagne avec qui il a eu deux enfants.  

"Autant elle que moi, on a nos torts, on a mal agi, j'aurais moi aussi pu porter plainte pour violences mais je ne me dédouane de rien et j'assume mes responsabilités", a-t-il déclaré.

"Ces scènes de violence, on les regrette tous les deux", a abondé sa compagne, Barbara, qui ne s'est pas portée partie civile et qui fait de nouveau depuis peu vie commune avec son compagnon. "Ça m'est arrivé de porter le premier coup, notre défaut de communication y est pour beaucoup. J'avais porté plainte pour stopper le processus dans lequel on était enfermés tous les deux."

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait jugé "rassurantes pour l'avenir" les positions de Benjamin Compaoré, qui a l'intention de mettre fin à sa carrière d'athlète après les Jeux olympiques de Tokyo en 2021. 

"Il verbalise le fait que sa réponse était inadaptée, les choses ont l'air de s'être apaisées" entre eux, avait souligné la procureure. "Les vertus pédagogiques de cette procédure ont porté leurs fruits: vous avez en face de vous un homme qui a conscience de ce qu'il s'est passé et qui ne reproduira plus ces violences." 

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