Kosovo/trafic d'organes: un Israélien arrêté à Chypre

Kosovo/trafic d'organes: un Israélien arrêté à Chypre

Un policier chypriote, le 28 mai 2015 à Larnaca

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AFP, publié le samedi 06 janvier 2018 à 15h08

Un ressortissant israélien soupçonné d'avoir été au Kosovo le cerveau d'un réseau international de trafic d'organes a été arrêté à Chypre, à la demande de Pristina, a-t-on appris samedi de source policière kosovare.

"Le suspect dont les initiales sont M.H. a été arrêté il y a quelques jours à Chypre (..) sur la base d'un mandat d'arrêt international", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police kosovare, Baki Kelani.

Selon la presse locale, il s'agit de Moshé Harel, recherché depuis 2010 par le Kosovo et inculpé également en 2015 à Tel-Aviv, avec six autres Israéliens pour leur appartenance présumée à un réseau international de trafic d'organes et de greffes illégales au Kosovo, en Azerbaïdjan, au Sri Lanka et en Turquie.

En 2013, un tribunal européen au Kosovo avait condamné cinq médecins kosovars à des peines allant jusqu'à huit ans de prison pour trafic d'organes au Kosovo, une affaire remontant à 2008 et dont les ramifications se sont étendues à travers l'Europe, l'Amérique du Nord et jusqu'au Proche-Orient.

La Cour suprême du Kosovo a annulé en 2016 ce verdict et ordonné un nouveau procès qui est en cours.

Selon le parquet, plus de 30 prélèvements de reins et transplantations ont été faits illégalement dans la clinique Medicus, près de Pristina, fermée en 2008 lorsque le scandale a éclaté.

Les donneurs, recrutés en Europe ou en Asie centrale, se voyaient promettre chacun quelque 15.000 euros tandis que les receveurs d'organes étaient prêts à débourser chacun jusqu'à 100.000 euros pour une telle intervention chirurgicale, selon la même source.

L'acte de l'accusation désignait également Moshé Harel comme étant le cerveau du réseau, alors qu'un médecin turc, Yusuf Ercin Sonmez, toujours en fuite, était soupçonné d'avoir effectué les greffes d'organes dans la clinique.

Dans un rapport publié en 2011 sur un présumé trafic d'organes organisé pendant la guerre au Kosovo (1998-99) par la guérilla indépendantiste kosovare, le rapporteur du Conseil de l'Europe, Dick Marty, avait évoqué un lien entre ce trafic d'organes lors du conflit et le "cas contemporain" de la clinique Medicus.

Dick Marty avait mis en cause notamment l'ex-chef de la guérilla Hashim Thaçi, actuel président du Kosovo, ce que l'intéressé a vivement démenti.

Un tribunal spécial composé de juges et de procureurs internationaux, mis en place à la Haye à la suite du "rapport Marty", devrait annoncer prochainement ses premières inculpations.

 
22 commentaires - Kosovo/trafic d'organes: un Israélien arrêté à Chypre
  • La Mafia du Kosovo et d'autres Mafia sont derrière cela , la question est ce que les enfants disparues ne sont ils pas victimes de cette organisation ou les personnes disparues il faut faire des recherches plus approfondies.

  • Chassez le naturel,il revient au galop.

  • Ah, quels braves gens! Colonisation illicite, trafic d'organes, ...

  • enfin, il à fallut attendre ...... 24 ans, presque une génération pour que le voile sur le plus gros scandale de la guerre des Balkans commence à ce lever.

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    STURMIIIG  (privé) -

    Mon cher, pour avoir été membre de la HQ/KFOR à Pristina et avoir pu avoir des informations sur ce sujet de l'IPTF sur ce territoire, ce scandale date comme vpous le dites !

    le problème étant que ce scandale touche beaucoup trop de personnages connus et ayant encore pignon sur rue. Je penses que ce tribunal n'attends qu'une chose; que les principaux protagonistes soit disparu et que le monde oubli. Mais il est clair que de "grand pays démocratique" étaient partis prenante dans ce trafic ignoble car autrement jamais il n'aurais pu être mis en place à cette échelle.

  • Le trafic d'organes prélevés sur des civils et des militaires serbes faits prisonniers, puis exécutés par
    les "gentils indépendentistes kossovars" , pendant la guerre du Kossovo (1998/99) avait été évoqué
    par Carla Del ponté ...Juste avant qu'elle ne perde son poste de procureur du Tribunal pénal international
    pour l'ex-Yougoslavie .

    ....Jamais aucun leader Kossovar n'a été inquiété, sur ce sujet (ou un autre) par le TPI!!!

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