Jusqu'à trois ans de prison pour l'agression d'une policière au Nouvel an 2018 à Champigny

Jusqu'à trois ans de prison pour l'agression d'une policière au Nouvel an 2018 à Champigny
Bâtiment renfermant la salle où se sont déroulés des heurts entre participants à une fête de la Saint-Sylvestre et des policiers, photographié le 2 janvier 2018 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)

, publié le jeudi 19 novembre 2020 à 11h43

Trois jeunes hommes ont été condamnés jeudi à des peines de deux à trois ans de prison ferme pour avoir porté des coups à une policière à terre en marge d'une soirée du Nouvel an 2018 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné Quentin D., 21 ans, à trois ans d'emprisonnement et Jean-Baptiste D., 22 ans, et Esdras S., 21 ans, à deux ans ferme, avec obligation de chercher un travail à leur sortie et d'indemniser la victime. 

Tous ont été immédiatement incarcérés mais Esdras S., qui contestait les faits, bénéficiera d'un régime de semi-liberté. 

Une peine de huit mois de prison avec sursis a également été prononcée contre deux autres jeunes présents sur place le soir des faits pour "non-assistance à personne en danger".

Un jeune homme qui avait filmé et diffusé la vidéo de la scène de violence a quant à lui écopé de huit mois de prison ferme qu'il effectuera chez lui avec un bracelet électronique.

Une jeune fille de 21 ans qui avait repris cette vidéo pour la diffuser sur Twitter a été condamnée à 15 mois de prison avec sursis. 

"On est très satisfait de cette décision qui nous semble être très juste et à la mesure de la gravité des faits", a déclaré à l'AFP l'avocate de la policière, Me Ariane Mineur.

Les faits remontent à la nuit du 31 décembre 2017. Deux policiers intervenaient alors en renfort pour tenter de disperser les participants à une soirée de la Saint-Sylvestre organisée à Champigny-sur-Marne dans un hangar dont une cloison s'était effondrée.

Laurie B., jeune gardienne de la paix de 25 ans, avait été projetée au sol et rouée de coups. Un peu plus loin, son supérieur, âgé de 48 ans, et qui ne s'était pas porté partie civile dans cette affaire, avait lui reçu un violent coup de poing au visage.

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