Jugé pour l'assassinat de son ex-femme, l'accusé décrit son enfance violente

Jugé pour l'assassinat de son ex-femme, l'accusé décrit son enfance violente

Jugé à Bobigny pour l'assassinat à coups de tournevis de son ex-femme, un homme de 51 ans décrit à l'ouverture de son procès son enfance marquée par la violence et ses problèmes avec l'alcool

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AFP, publié le mardi 12 décembre 2017 à 17h36

Jugé à Bobigny pour l'assassinat à coups de tournevis de son ex-femme, un homme de 51 ans a décrit mardi à l'ouverture de son procès son enfance marquée par la violence et ses problèmes avec l'alcool.

Le quinquagénaire, qui reconnaît l'avoir tuée mais nie la préméditation, avait déjà été condamné un an avant les faits pour des violences sur celle qui était encore son épouse. 

Chemise blanche et pull rayé gris, il a écouté, lèvres serrées, le président de la cour d'assises de Seine-Saint-Denis rappeler les faits. 

Un matin de septembre 2014, huit mois après le divorce du couple, les policiers avaient retrouvé le corps ensanglanté d'une femme dans le box d'un parking à Neuilly-sur-Marne.

L'ex-mari avait été interpellé le jour-même, identifié par un voisin qui, réveillé par les cris "terrifiants" d'une femme aux alentours de 6 heures du matin, s'était rendu sur place et avait assisté à la scène.

L'accusé avait d'abord nié en garde à vue, avant d'avouer devant le juge d'instruction. Il soutient ne pas avoir prémédité son geste.

Il prétend avoir croisé sa victime par hasard ce matin-là et s'être disputé avec elle avant de lui asséner les coups mortels avec un tournevis trouvé par terre.

Debout dans le box, il a raconté son enfance mardi.

Né au Portugal, cinquième d'une fratrie de six, il arrête l'école très jeune, travaille dès ses 11 ans. La famille vit dans un deux-pièces. "Mon père buvait beaucoup. Il frappait ma mère beaucoup."

"J'ai subi pas mal de violences, de la part de mon frère aîné aussi, qui a essayé de me violer, à 7-8 ans", a-t-il poursuivi.

Il rencontre sa femme dans le sud du Portugal, où elle travaille "pour le ramassage des fraises". Ils émigrent en France en 1990, espérant une vie meilleure. 

Selon lui, les premières années de mariage se déroulent bien. Malgré ses problèmes avec l'alcool, qui peuvent, reconnaît-il, le rendre "violent". A l'époque, il peut boire jusqu'à "24 bières" par jour. Une consommation à laquelle il met fin en 2010.

Pourtant, les enquêteurs ont découvert dans le journal intime de la victime qu'elle a subi violences et viols de la part de son mari depuis plus de 27 ans.

L'accusé avait été condamné en février 2013 à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour menaces, violences et violences sexuelles sur celle qui était alors encore son épouse.

De nombreux témoins ont affirmé que la victime vivait dans la peur de son ex-époux, craignant d'être tuée.

"Il vient d'une civilisation patriarcale, violente et despotique", a dit à l'AFP en marge de l'audience, l'avocat de la défense, Pierre Audouin, pour qui "l'extrême violence de l'agression contredit la thèse de la préméditation".

Pauline Manesse, avocate de proches de la victime, a rappelé que l'accusé, déjà condamné, avait interdiction d'entrer en contact avec la victime. C'est une "affaire symbole des violences conjugales", explique-t-elle.

 
7 commentaires - Jugé pour l'assassinat de son ex-femme, l'accusé décrit son enfance violente
  • j'ai aussi subi des violences pendant l'enfance ,et je ne suis pas une criminelle;l'alcool fait plus de désastre q'une enfance malheureuse pour moi "ce qui ne tue pas rend plus fort".l'alcool est responsable de beaucoup de violences

  • C'est inouï aujourd'hui on entend plus parler que de cela une enfance violente, l'alcool et avec cela on peut tuer impunément. Il est vrai que la justice prend plus en compte le pourquoi du meurtre que de s'occuper de la victime mais aussi de la famille de la victime avec le châtiment que cela mérite

  • il veut faire pleurer les jurés? il oubli que son enfance est derrière lui et qu'il n'avait aucun droit sur la vie de sa compagne. mais ça, alcoolique ou mal aimé ne justifie pas de prendre la vie d'autrui parce que c'est son désir à lui

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    Orphee  (privé) -

    L'alcool aux yeux de la loi n'est pas une circonstance atténuante mais bien une circonstance aggravante que veut il faire pleurer dans les chaumières ?

  • et ???? donc ce n'est pas de sa faute !!! et sa femme dans tout ça ? prison à perpette !!!

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