Italie : une femme séquestrée et violée dans une cave durant dix ans

Italie : une femme séquestrée et violée dans une cave durant dix ans
Une voiture de police à Vérone, en Italie, le 21 octobre 2017. (Illustration)

Orange avec AFP, publié le dimanche 26 novembre 2017 à 13h20

MONDE. La police italienne a découvert à Gizzeria une femme qui était détenue dans une cave, violée et séquestrée depuis 10 ans par un homme de 52 ans, a rapporté mercredi 22 novembre le quotidien Corriere della Sera.



Tout est parti d'un contrôle d'identité. La police italienne arrête en début de semaine un homme accompagné par un petit garçon qu'ils trouvent sale et sous-alimenté. Les carabiniers (équivalent italien de la gendarmerie française) décident de l'accompagner chez lui, à Gizzeria, dans le sud du pays. Une fois sur place, frappés par la puanteur, ils fouillent la maison et découvrent à la cave au milieu des rats et des araignées une jeune femme, attachée à un support en fer fixé au sol, avec une petite fille à ses côtés. Un calvaire rapporté le 22 novembre par le quotidien italien Corriere della Sera.



Cette jeune femme originaire de Roumanie était enfermée depuis 10 ans par cet homme de 52 ans, qui l'avait réduite en esclavage et violée plusieurs fois. Les deux enfants, le petit garçon de 9 ans et la petite fille de 3 ans, sont nés de ces viols et étaient également enfermés.

"EN 30 ANS, JE N'AI JAMAIS VU UNE CHOSE PAREILLE"

Ils vivaient sans aucun contact avec l'extérieur, contraints de se nourrir avec des aliments avariés, voire leurs excréments, et n'avaient accès ni à l'eau ni à l'électricité. Ils n'ont jamais pu se laver ou voir un médecin. Lorsque la mère s'est ouvert le crâne, l'homme l'a recousue avec du fil de pêche, selon le Corriere della Sera.

Le suspect a expliqué aux enquêteurs que la jeune femme était l'ancienne domestique de son épouse et qu'il l'a séquestrée à la mort de cette dernière. "En trente ans d'activité professionnelle, je n'ai jamais vu une chose pareille", a déclaré le procureur Salvatore Curcio. Les enfants et leur mère ont été confiés aux services sociaux.

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