Faits divers

Infirmière tuée à Reims : antécédents, motivations… le profil du suspect se précise

L’enquête avance dans l’agression au couteau de deux femmes au CHU de Reims. Le procureur de la République de Reims s’est exprimé lors d’une conférence de presse, mercredi 24 mai. Il décrit un profil instable du suspect, qui en voulait « aux blouses blanches ».

Mercredi 24 mai, de nouvelles informations ont été apportées à la presse par le procureur de la République de Reims, sur le suspect qui tué une infirmière au CHU de Reims. Le procureur Matthieu Bourrette a expliqué, lors d’une conférence de presse retransmise en direct, que l’homme était actuellement mis en examen pour meurtre avec préméditation et placé en détention provisoire.

Le suspect est déjà connu pour des troubles mentaux. Il a agressé deux femmes dans l’enceinte du CHU : une infirmière décédée de ses blessures, et une secrétaire médicale, grièvement blessée. Selon les informations du procureur, l’homme a reconnu son geste et a avoué y avoir pensé depuis plusieurs mois. Dès son interpellation, il a déclaré « en vouloir au milieu hospitalier, indiquant avoir été maltraité depuis plusieurs années par le milieu psychiatrique ». L’homme, âgé de 59 ans, a dit en vouloir « aux blouses blanches », et désirait « se venger ». Il n’a « manifesté aucun regret » pour son geste, indique le procureur.

Schizophrène et paranoïaque

Son profil est assez instable. Suivi depuis 1985 par les services de psychiatrie, il souffre de schizophrénie et de paranoïa, reconnu comme adulte handicapé. Sa mère craignait d’ailleurs un passage à l’acte, mais son psychiatre ne s’y attendait pas et le pensait « stabilisé », a-t-il été précisé.

Le procureur a confirmé les informations de France Télévisions sur les antécédents pénaux du suspect. Il était bien mis en examen pour « violences aggravées » après avoir agressé quatre personnes avec un couteau quand il était pris en charge dans un ESAT (établissement et service d’aide par le travail).

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel devait statuer le 26 mai sur une éventuelle irresponsabilité pénale, et sur des mesures de sûreté, allant jusqu’à « l’hospitalisation sous contrainte ».

publié le 24 mai à 14h30, Orange avec 6Medias

Liens commerciaux