Inde: 13 civils tués par les forces de sécurité dans le nord-est

Inde: 13 civils tués par les forces de sécurité dans le nord-est
Treize civils ont été tués dans l'Etat indien du Nagaland dans le nord-est de l'Inde par les forces de sécurité, qui ont ouvert le feu sur un camion puis sur un groupe de personnes qui protestaient contre cet incident

publié le dimanche 05 décembre 2021 à 10h36

Treize civils ont été tués dans l'Etat indien du Nagaland (nord-est) par les forces de sécurité, qui ont ouvert le feu sur un camion puis sur un groupe de personnes qui protestaient contre cet incident, a indiqué dimanche la police.

La fusillade a eu lieu samedi à Oting, dans le district de Mon, frontalier avec la Birmanie. "La situation dans tout le district de Mon est très tendue actuellement. Nous avons 13 morts confirmées", a déclaré Sandeep M. Tamgadge, de la police du Nagaland.

Selon ce policier, six ouvriers ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité alors qu'ils rentraient chez eux en camion dans le village d'Oting.

Des proches des victimes, parties à leur recherche, ont découvert les corps et se sont rendues auprès des forces de sécurité pour demander des explications.

"C'est alors qu'une confrontation a éclaté entre les deux camps et les membres des forces de sécurité ont ouvert le feu, tuant sept autres personnes", a expliqué le responsable de la police.

Dans un communiqué, l'armée indienne a expliqué avoir agi sur la base de "renseignements crédibles", et qu'elle était en fait à la poursuite d'un groupe d'insurgés agissant dans le secteur.


Un membre des forces de sécurité a été tué et plusieurs autres blessés dans l'incident, a-t-elle précisé. "La cause de cette regrettable perte de vies humaines fait l'objet d'une enquête au plus haut niveau et des mesures appropriées seront prises conformément à la loi", assure le communiqué.

Ce communiqué ne précise pas si les auteurs des tirs faisaient partie de l'armée indienne, ou bien d'une autre force de police ou paramilitaire.

Le Premier ministre du Nagaland, Neiphiu Rio, a lancé un appel au calme et a lui aussi annoncé une enquête sur cet incident "hautement condamnable". 

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